Total prépare des projets autour de l'hydrogène et l'ammoniac dans l'Arctique

ENERGIE Le patron de Total, Patrick Pouyanné, a dit vouloir « décarboner autant qu’on peut la production, capturer le CO2 des trains, construire des fermes éoliennes ».

20 Minutes avec AFP
— 
Une station Total Access près de Paris.
Une station Total Access près de Paris. — E. PIERMONT / AFP

Le patron de Total, Patrick Pouyanné, a annoncé jeudi au forum économique de Saint-Pétersbourg son intention de contribuer à « décarboner l’énergie russe », préparant des projets dans l'Arctique avec le russe Novatek autour de l’hydrogène et de l’ammoniac.

Au cours d’une table ronde rassemblant hommes d’affaires russes et français, le principal chantre de la coopération économique franco-russe a répété l’engagement de Total – récemment rebaptisé TotalEnergies – de « fournir plus d’énergie décarbonée » et de « décarboner l’énergie russe ». « Ce n’est pas la peine de pleurer sur le fossile, on a plein de moyens. Bientôt, vous ne reconnaitrez plus Total », a-t-il dit.

« Décarboner autant qu’on peut la production »

Au sujet de Yamal, un gigantesque projet de gaz naturel liquéfié mené dans l’Arctique avec le partenaire Novatek, Patrick Pouyanné a dit vouloir « décarboner autant qu’on peut la production, capturer le CO2 des trains, construire des fermes éoliennes ». Mais également « faire autre chose que du GNL. A Yamal on commence à discuter avec Novatek de l’hydrogène et de l’ammoniac ».

« Le futur du GNL et du GNL bas-carbone » passe par là, a-t-il indiqué par la suite à des journalistes, indiquant que des décisions dans ce sens seraient prises « dans les prochaines années, pas dans dix ans, dès que possible ». « Il y a pas mal de patrons français qui sont ici à Saint-Pétersbourg, on est un des principaux employeurs étrangers en Russie », a ensuite déclaré à l’AFP Patrick Pouyanné, un des principaux patrons internationaux sur place.

« Comme Emmanuel Macron veut plus d’investissements étrangers en France, Vladimir Poutine en veut plus en Russie et il faut l’écouter, ça veut dire qu’on est bien accueillis, et je peux attester pour avoir investi plusieurs milliards dans le pays que les investisseurs français sont bien accueillis », a-t-il ajouté.