Jane Goodall prévient qu'il y aura d'autres pandémies si l’humanité continue à détruire la nature

ENVIRONNEMENT Mais tout n’est pas encore perdu selon la célèbre primatologue

20 Minutes avec agences

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La primatologue Jane Goodall
La primatologue Jane Goodall — Inside/Panoramic/Starface

Pour Jane Goodall, c’est bien simple : le Covid-19 n’est qu’un avant-goût de ce qui attend l’humanité si elle ne change pas son rapport à la nature. Peu encline à prendre des pincettes, la primatologue de 87 ans que l’on ne présente plus estime que le pire attend les générations futures si « nous ne trouvons pas le moyen de créer une économie plus verte et durable ».

A ce titre, elle n’est pas loin de penser que le virus est un avertissement de dame nature et que d’autres pandémies suivront si rien n’est fait pour limiter l’expansion démographique de l’espèce humaine qui devrait atteindre 10 milliards d’individus d’ici 2050. « Il est possible que la nature gère pour nous (le problème) de la population humaine. Ça a été critique avec cette pandémie, n’est-ce pas ? Si nous ne changeons pas notre attitude envers la nature et les animaux, il y aura plus de pandémies », a poursuivi la scientifique dans un entretien fleuve accordé au HuffPost. Toutefois, Jane Goodall se refuse à baisser les bras et entrevoit même une lueur d’espoir dans ce sombre horizon.

Agir à temps

Comme Jane Goodall aime souvent le rappeler, l’être humain n’est pas si différent de son lointain parent qu’est le chimpanzé en cela qu’il est aussi bien capable de brutalité que d’altruisme. Toutefois, l’espèce humaine se distingue par sa capacité à se projeter dans le futur, et c’est là que repose son salut.

« Nous avons les outils. Nous avons le langage. Nous avons la technologie. Nous comprenons que si nous prenons les bonnes décisions au quotidien et que des milliards d’entre nous les suivent, nous pouvons prendre la bonne direction. Mais le ferons-nous à temps ? Je ne sais pas », a continué Jane Goodall.