Lyon : Un loup aperçu aux portes de la ville, une première depuis plus de 100 ans

INSOLITE L’animal a été photographié dans la nuit du 9 au 10 avril dans le Beaujolais, apprend-on ce lundi de la préfecture du Rhône

Caroline Girardon

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Un loup gris a été aperçu dans le Beaujolais au nord de Lyon. Une première depuis plus d'un siècle.
Un loup gris a été aperçu dans le Beaujolais au nord de Lyon. Une première depuis plus d'un siècle. — RAYMOND ROIG / AFP
  • Un loup gris a été identifié le mois dernier à moins de 50 km de Lyon. 
  • Il s'agit d'une première depuis plus d'un siècle. 

En langage scientifique, on l’appelle le Canis lupus lupus. Un loup gris a été aperçu sur la commune de Chambost-Allières dans le Beaujolais, à moins de 50 km de Lyon. C’était dans la nuit du 9 au 10 avril, apprend-on ce lundi auprès de la préfecture du Rhône. Une « première depuis plus d’un siècle », précise-t-elle.

Dans les cinq jours qui ont suivi, deux attaques de prédateur sur des moutons ont été enregistrées sur la commune de Vaux-en-Beaujolais. Ce qui pourrait être l’œuvre du rôdeur, selon les indices recueillis par l’office français de la biodiversité. Pour autant, l’animal va-t-il élire domicile dans le département ? Rien ne permet de l’indiquer à ce jour.

« Ce constat ne conduit pas à considérer le département comme une zone de présence permanente de l’espèce », répond la préfecture du Rhône.

Une présence dans les massifs montagneux

Le loup est revenu en France dans les Alpes du Sud en 1992 pour s’installer sur les principaux massifs montagneux du pays. Il n’est toutefois pas rare de voir certains grands canidés en dehors de ces zones. C’est le cas deux fois par an, au printemps et à l’automne. Pour des raisons bien précises.

A l’automne, les louveteaux, fraîchement nés, prennent leur place au sein de la meute, ce qui oblige parfois les « vétérans » ou d’autres loups à s’expatrier pour chercher un nouveau territoire où s’établir.

En quête d’un partenaire

Au printemps, ceux qui ont presque atteint la taille adulte, mais qui ne peuvent se reproduire au sein des meutes, sont aussi amenés à faire leur balluchon dans le but de trouver un partenaire sexuel. « Ces individus en phase de colonisation peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer, et ceci en quelques mois », indique la préfecture. Ce qui expliquerait certainement la présence de ce loup gris aux portes de Lyon.

Par conséquent, toute « observation suspecte de grand canidé ou toute attaque sur troupeau domestique » doit être rapidement signalée au service départemental du Rhône de l’Office français de la biodiversité.