La Chine juge «extrêmement faible» la probabilité de dégâts sur Terre liés à la chute de sa fusée hors de contrôle

ESPACE La fusée chinoise doit effectuer ce week-end une rentrée incontrôlée dans l'atmosphère terrestre

20 Minutes avec AFP

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Le corps du lanceur de la fusée Longue-Marche 5B envoyée dans l'espace par la Chine le 29 avril 2021, doit retomber sur terre, après que le pays en ait perdu le contrôle.
Le corps du lanceur de la fusée Longue-Marche 5B envoyée dans l'espace par la Chine le 29 avril 2021, doit retomber sur terre, après que le pays en ait perdu le contrôle. — EPN/Newscom/SIPA

La Chine se veut rassurante mais ne convainc pas totalement. Alors qu’une fusée chinoise doit retomber sur terre, on ne sait où ni quand, gouvernement du pays a jugé ce vendredi « extrêmement faible » la probabilité de dégâts sur Terre liés à cette chute depuis l’espace.

Le pays asiatique a lancé la semaine dernière le premier des trois éléments de sa future station spatiale. Le lancement a été effectué avec une fusée Longue-Marche 5B. Après la séparation du module spatial, le lanceur s’est mis à tourner en orbite autour de la planète selon une trajectoire irrégulière, perdant lentement de l’altitude, ce qui rend toute prédiction sur son point d’entrée dans l’atmosphère quasiment impossible.

Elle pourrait s’écraser en mer, mais aussi sur une zone habitée

Les Etats-Unis n’écartent pas l'hyptohèse que les débris s’écrasent dans une zone habitée et ont indiqué suivre la situation de près. Si elle reste entière après être rentrée dans l’atmosphère, il y a de fortes chances que la fusée s’abîme en mer car la planète est composée à 70 % d’eau. Mais elle pourrait aussi s’écraser sur une zone habitée ou sur un navire.

« En raison de la conception technique de cette fusée, la majorité des composants seront brûlés et détruits lors de la rentrée dans l’atmosphère », a déclaré ce vendredi Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « La probabilité de causer des dommages aux activités aériennes ou (aux personnes, constructions et activités) au sol est extrêmement faible », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse régulière.

La Chine n’en est pas à son premier raté spatial

Ce n’est pas la première fois que la Chine perd le contrôle d’un objet spatial lors d’un retour sur Terre.

En avril 2018, le laboratoire spatial Tiangong-1 s’était désintégré à la rentrée dans l’atmosphère, deux ans après qu’il eut cessé de fonctionner. Les autorités chinoises avaient nié que le laboratoire avait échappé à leur contrôle.