Occitanie : Laurent Ballesta expose « les oasis fascinantes » des profondeurs de la Méditerranée

EXPEDITION Le biologiste marin présente, à Toulouse et à Montpellier, les photos qu'il a prise lors de son immersion pendant vingt-huit jours en Méditerranée

Nicolas Bonzom

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Laurent Ballesta, devant l'une des photos de l'exposition Planète Méditerranée
Laurent Ballesta, devant l'une des photos de l'exposition Planète Méditerranée — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le photographe et biologiste marin Laurent Ballesta dévoile les photos qu’il a prises lors de son expédition, en juillet 2019, en Méditerranée, dans une exposition.
  • Le Montpelliérain s’était confiné en juillet 2019, pendant 28 jours, avec trois autres plongeurs, dans un module pressurisé de 5m2, entre Marseille et Monaco.
  • « C’est une mer qui est encore vivante et qui recèle des oasis fascinantes… C’est ce que j’avais envie de montrer », confie celui que l’on a vu dans « Ushuaïa Nature ».

D’étonnantes créatures ont investi le parvis de l’hôtel de région, à Montpellier (Hérault), et son hall, à Toulouse (Haute-Garonne). Jusqu’au 12 septembre, le photographe et biologiste marin Laurent Ballesta y dévoile, à travers des clichés géants, les étonnantes rencontres qu’il a faites, lors de sa dernière expédition, en Méditerranée.

En juillet 2019, ce Montpelliérain, véritable Cousteau des temps modernes, que l’on a vu dans Ushuaïa Nature auprès de Nicolas Hulot, s’est confiné, pendant vingt-huit jours, avec trois autres plongeurs, dans un module pressurisé de 5 m2. C’est de ses sorties, entre Marseille (Bouches-du-Rhône) et Monaco, entre 60 et 140 mètres de profondeur, qu’il a rapporté de splendides photos. Parfois inédites pour la science.

« Tous les jours, j’avais droit à ce petit cadeau de la nature »

« C’est vingt-huit jours, enfermés dans la station bathyale, à respirer de l’hélium pur, à subir des chocs thermiques, en ayant trop chaud, ou trop froid, en permanence, se souvient l’aventurier. Mais je me suis senti récompensé. J’ai fait 21 rencontres inédites. Un être vivant, une créature, une crevette, un poisson qui n’ont jamais été observés vivants, ou un comportement d’une espèce connue, mais dont on n’a jamais vu la reproduction ou la prédation. Tous les jours, j’avais droit à ce petit cadeau de la nature. »

L'une des photos de Laurent Ballesta, présentés à l'exposition Planète Méditerranée
L'une des photos de Laurent Ballesta, présentés à l'exposition Planète Méditerranée - N. Bonzom / Maxele Presse

Dans cette exposition (gratuite), baptisée Planète Méditerranée, on croise ainsi un inquiétant poisson-boeuf, au large de la Promenade des Anglais, à Nice, de splendides calmars veinés, dans les Calanques ou un drôle de poisson-lune, du côté du Cap Taillat, à Ramatuelle. Une expédition imaginée, aussi, pour mettre à l’honneur les joyaux de la faune et de la flore méditerranéennes. « On sait tous que la Méditerranée va mal, qu’elle est polluée, surpêchée, reprend Laurent Ballesta. Elle subit tous les maux que l’on peut imaginer. Mais elle n’est pas morte pour autant. C’est une mer qui est encore vivante et qui recèle des oasis fascinantes… C’est ce que j’avais envie de montrer. »