Gironde : Des arrêtés anti-pesticides annulés par la justice dans trois communes

ENVIRONNEMENT Le tribunal administratif de Bordeaux considère que les maires ne sont pas compétents pour édicter une réglementation sur les produits phytopharmaceutiques

20 Minutes avec AFP

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La maire de Parempuyre, près de Bordeaux, Béatrice de François (PS).
La maire de Parempuyre, près de Bordeaux, Béatrice de François (PS). — Mickaël Bosredon/20 Minutes

Les maires ne sont pas compétents « pour édicter une réglementation portant sur les conditions générales d’utilisation des produits phytopharmaceutiques qu’il appartient aux seules autorités de l’Etat de prendre », indique le tribunal dans son jugement. Des arrêtés anti-pesticides pris par les maires de trois communes de Gironde, Bègles, Le Haillan et Parempuyre, ont été annulés par le tribunal administratif de Bordeaux, a-t-on appris vendredi auprès des mairies.

La maire PS de Parempuyre, Béatrice de François, qui avait pris un arrêté interdisant « formellement » les produits phyto-pharmaceutiques « à moins de 100 m de toute habitation ou espace public », a indiqué qu’elle ne ferait pas appel de cette décision tout en se disant déterminée à continuer « le combat car il s’agit d’un problème de santé publique ». « On nous demande notre avis, pour organiser des élections [régionales] pendant la crise sanitaire, mais on n’a jamais associé les maires pour les pesticides, c’est quand même extraordinaire ! », a ajouté l’élue.

« Nous réfléchissons à continuer à mener ce combat »

Au Haillan, la maire Andréa Kiss (Génération.s) avait décidé de proscrire sur l’ensemble de la commune « l’utilisation de tout produit phytopharmaceutique contenant du glyphosate et autres substances chimiques ». L’élue a indiqué qu'« à cette étape la ville ne pense pas faire appel ».

« Néanmoins, ajoute-t-elle, nous réfléchissons avec les collègues à continuer à mener ce combat sous des formes qui restent à préciser car la santé de nos habitants est une priorité et l’inaction de l’Etat en la matière nous paraît tout à fait coupable. Nous sommes convaincus d’avoir un rôle de lanceurs d’alerte à jouer et le temps nous donnera sans doute raison ! »

A Bègles, l’interdiction visait essentiellement les modes de désherbage des voies de la SNCF.