Dubaï : Un chameau mort découvert avec 2.000 sacs en plastique dans l’estomac

POLLUTION Le chercheur américain a partagé cette horrible découverte pour montrer que la pollution au plastique n’est pas cantonnée aux océans

20 Minutes avec agence

— 

Illustration d'un chameau
Illustration d'un chameau — Karim Sahib / AFP

Un chercheur a rapporté le 23 mars avoir découvert 2.000 sacs en plastique dans le corps d’un chameau à Dubaï ( Émirats arabes unis). Selon Marcus Eriksen, cofondateur d’un institut de lutte contre la pollution plastique, l’amas avait le volume « d’une grosse valise ».

Les sacs étaient « là où l’estomac de l’animal aurait dû se trouver », détaille le chercheur américain dans une tribune publiée dans le Washington Post. Il raconte « ne pas avoir réussi à y croire » quand il a fait cette découverte entre les côtes d’un chameau mort, enterré dans le sable.

Comme un humain avec 50 sacs plastiques dans le ventre

« Après deux décennies en mer, je croyais avoir tout vu », écrit ainsi Marcus Eriksen, qui a longtemps étudié la pollution marine. « Mais avec les chameaux, on a atteint de nouveaux sommets dans l’horreur. » Depuis 2008, 300 chameaux sont en effet morts autour de Dubaï après avoir ingéré des détritus, dévoilait le chercheur dans une étude publiée en février dans le Journal of Arid Environments.

Pour le chercheur, c’est comme si un humain avait 50 sacs plastiques dans l’estomac. « Vous ne pouvez pas les digérer, ils provoquent des ulcères, une très forte gêne et une sensation permanente de satiété », explique Marc Eriksen, précisant que le plastique a provoqué des saignements intestinaux, occlusions, une déshydratation et une malnutrition chez le chameau.

L’Américain a alerté sur le fait que des éléphants et des rennes subissaient le même sort. « Nous devons arrêter de parler de la pollution par le plastique comme si elle se cantonnait à nos océans et commencer à parler d’une pollution globale […] mettant des vies en danger partout », a-t-il estimé.