Morbihan : Racheté par Rewild, le zoo de Pont-Scorff placé en liquidation judiciaire

ANIMAUX Les candidats à la reprise ont jusqu’au 30 avril pour déposer un projet

J.G. avec AFP

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Les équipes de Rewild aux côtés du rhinocéros Jacod, décédé le 31 décembre.
Les équipes de Rewild aux côtés du rhinocéros Jacod, décédé le 31 décembre. — DAMIEN MEYER / AFP
  • Le tribunal de commerce de Lorient a prononcé lundi la liquidation judiciaire de la société Bretagne Zoo qui gérait l’ancien zoo de Pont-Scorff.
  • Le parc animalier avait été racheté fin 2019 par la coalition d’ONG Rewild qui souhaitait en faire un centre de réhabilitation des animaux sauvages.
  • Les éventuels repreneurs du zoo ont jusqu’à la fin avril pour déposer un projet.

Il avait été repris fin 2019 par la coalition d’ONG Rewild qui souhaitait en faire un centre de réhabilitation des animaux sauvages. Un peu plus d’un an après le rachat, la société Bretagne Zoo qui gérait l’ancien zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan a été placée en liquidation judiciaire. « Le tribunal de commerce de Lorient a prononcé lundi la liquidation de la SARL Bretagne Zoo avec poursuite d’activité jusqu’à fin juin. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 30 avril pour proposer un projet », indique sur sa page Facebook Rewild, actionnaire à environ 70 % de Bretagne Zoo, dont fait partie l’ONG de défense des écosystèmes marins Sea Shepherd.

La société était endettée à hauteur de 1,4 million d’euros. « Sea Shepherd travaille activement à une proposition de reprise pour que le projet initial porté par Rewild ne coule pas avec la SARL Bretagne Zoo », ajoute le communiqué. Selon Rewild, en conflit ouvert avec l’ancien gérant Jérôme Pensu, la Fondation Brigitte Bardot, « malgré son regard très critique sur la gérance de la SARL, a accepté de débloquer 50.000 euros pour la nourriture et les soins aux animaux pendant la période transitoire, le temps que le tribunal statue sur le projet retenu ».

« Éviter que ça redevienne un zoo »

« S’il y avait un projet de reprise avec les compétences nécessaires, nous serions ravis de laisser la main, mais ça ne peut pas être l’ancien gérant car ce serait de nouveau un échec. Nous voulons aussi éviter que ça redevienne un zoo », a déclaré Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.

Sur sa page Facebook, Jérôme Pensu se félicite quant à lui d’avoir réussi à susciter le débat sur les animaux sauvages en captivité : « On a mis en éclairage le fait qu’il est tout à fait possible de relâcher des animaux qui sont nés en captivité. […] Tout reste à écrire. Une équipe s’est formée, elle a été mise à l’épreuve. Elle est donc particulièrement solide et elle a très clairement envie de continuer cette mission de gestion des animaux saisis », indique-t-il dans une vidéo.