Earth Hour : Des villes du monde entier ont éteint 60 minutes leurs lumières pour la planète

ENVIRONNEMENT A Paris, les trois étages de la Tour Eiffel ont été plongés dans l’obscurité dans le cadre de cette opération organisée depuis 2007 par le WWF

20 Minutes avec AFP

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Des bougies allumées en Chine pour l’opération « Earth Hour », le 27 mars 2021.
Des bougies allumées en Chine pour l’opération « Earth Hour », le 27 mars 2021. — Tang Ke / Costfoto/Sipa USA/SIPA

Comme chaque année, le monde s’est mis 60 minutes dans le noir samedi pour mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature. Des villes ont éteint leurs lumières samedi pour l'« Earth Hour », une opération organisée depuis 2007 par le WWF.

Pour démarrer l’événement, les lumières des gratte-ciel des métropoles asiatiques, de Singapour à Hong Kong, se sont éteintes à 20 heures 30, de même que celles de monuments tels que l’Opéra de Sydney. Le Colisée à Rome, la place Rouge à Moscou, la Porte de Brandebourg à Berlin, le Palais de Westminster, les enseignes lumineuses de Piccadilly Circus à Londres ou encore les trois étages de la Tour Eiffel à Paris ont également été successivement plongés dans l’obscurité. La célèbre Sagrada Familia d’Antoni Gaudi à Barcelone et le château impérial de Schönbrunn à Vienne figurent aussi parmi les nombreux sites, monuments et bâtiments qui ont éteint leurs feux entre 20 heures 30 et 21 heures 30, au fil des fuseaux horaires.

Un lien avec le coronavirus

Crise sanitaire oblige, cette année, les organisateurs ont voulu mettre en évidence le lien entre la destruction de la nature et l’incidence croissante des maladies comme le Covid-19. « Qu’il s’agisse du déclin des pollinisateurs, de la diminution du nombre des poissons dans les océans et les rivières, de la disparition des forêts ou de la perte plus générale de la biodiversité, les preuves s’accumulent selon lesquelles la nature est en chute libre », explique Marco Lambertini, directeur général du WWF. Selon lui, « protéger la nature est notre responsabilité morale, mais la perdre accroît également notre vulnérabilité face aux pandémies, accélère le changement climatique et menace notre sécurité alimentaire ».