Zoo de Beauval : Les pandas Huan Huan et Yuan Zi s’accouplent

CARNET ROSE La femelle panda n’est féconde que 24 à 48 heures par an

20 Minutes avec AFP

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Les pandas Huan Huan et Yuan Zi dans leur nouvel enclos du Zooparc de Beauval, le 17 janvier 2012.
Les pandas Huan Huan et Yuan Zi dans leur nouvel enclos du Zooparc de Beauval, le 17 janvier 2012. — REUTERS/Benoit Tessier

Huan Huan, la femelle panda prêtée par la Chine au Zoo de Beauval (Loir-et-Cher), a été « mise en contact » à huit reprises samedi avec son comparse masculin Yuan Zi, a annoncé le zoo dans un communiqué.

Lors des rapprochements dans des « loges de nuit », les deux pandas se sont montrés « coopératifs et plutôt actifs ». Yuan Zi a été « plus à l’aise dans les approches et accouplements que les années précédentes », et la femelle, qui est en chaleur, était « très intéressée ».

L’une des principales attractions du Zoo de Beauval

La femelle panda n’est féconde que 24 à 48 heures par an. Depuis plusieurs semaines, les signes annonciateurs de chaleurs s’étaient amplifiés : marquages au sol, modifications hormonales, vocalises, etc. Les deux pandas, âgés de 12 ans et l’une des principales attractions du Zoo de Beauval, ont été placés à huit intervalles réguliers dans la même loge depuis ce samedi midi pour s’accoupler, sous l’œil des vétérinaires et soigneurs.

Rien n’indique toutefois que Huan Huan sera fécondée, même si l’équipe vétérinaire juge « les accouplements plutôt bons ». « Notre mâle a fait des progrès par rapport à l’année dernière ! Il sait davantage y faire », a déclaré Baptiste Mulot, chef vétérinaire. « De nombreuses vocalises aiguës pour elle et grognements plus rauques pour lui ont rythmé les différents ébats, ce qui est normal et bon signe », précise le communiqué.

« Normalement toutes les chances sont de notre côté »

Par précaution, une insémination artificielle a également été réalisée vers 1 heure du matin. Des vétérinaires spécialisés dans la reproduction d’animaux exotiques ont été dépêchés d’Allemagne pour procéder à l’opération, qui nécessite d’endormir brièvement les pandas pour prélever le sperme et pour l’insémination. « Tout s’est très bien passé, la semence est de très bonne qualité, normalement toutes les chances sont de notre côté », a souligné Baptiste Mulot.

Si la fécondation réussit, le développement embryonnaire s’arrête au stade de l’œuf, permettant à la future mère de faire des réserves de graisse. Cela peut durer quelques semaines ou quelques mois, les femelles pandas ayant la faculté, rarissime dans le règne animal, d’arrêter le développement du fœtus. C’est la période dite de « diapause ». A priori, le développement reprend ensuite pour une véritable gestation qui dure entre 4 à 6 semaines. Mais si la fécondation échoue, un comportement de pseudo-gestation peut se manifester de la même façon qu’une vraie gestation.

Une échographie toutes les semaines

« On saura peut-être d’ici 15 jours s’il y a eu fécondation. Puis on ne pourra savoir définitivement s’il y a un bébé que si Huan Huan développe des comportements de gestation, à savoir un animal qui dort de plus en plus, qui mange de moins en moins, qui s’isole », a précisé le chef vétérinaire, ajoutant qu’un suivi échographique était prévu toutes les semaines.

Le 4 août 2017, Huan Huan avait donné naissance à Yuan Meng, premier panda né en France, fruit d’une insémination artificielle. Il doit repartir en Chine en 2021 et fait environ la taille de sa mère. Depuis 2016, les pandas géants ne sont plus « en danger » d’extinction sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais l’espèce reste toutefois « vulnérable ». Environ 500 pandas en captivité et 2.000 à l’état sauvage vivent en Chine.