Maine-et-Loire : Pollution au gasoil dans le champ d'un agriculteur bio après la rupture d'une canalisation

FUITE Un pipeline a été perforé lors de l'intervention d'une entreprise d'élagage, lundi dernier à Etriché

Julie Urbach

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Un champ (illustration)
Un champ (illustration) — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Lundi dernier, un engin d'une société d'élagage a accidentellement perforé une canalisation de transports d'hydrocarbures.
  • Le gasoil s'est répandu sur une surface au sol d’environ 500m2, sur les terres d'un maraîcher bio.

Une semaine après, l’incident n’est pas encore résolu. Lundi dernier, dans le Maine-et-Loire, l’intervention d’une entreprise d’élagage dans un champ de la commune d’Etriché a causé de gros dégâts. D’après la préfecture, un engin tentant de dégager un tracteur enlisé a accidentellement perforé une canalisation de transport d’hydrocarbures. « Plusieurs mètres cubes de gazole » se sont alors échappés du  pipeline Donges-Melun-Metz, avant que les vannes ne soient fermées. D’après la Confédération paysanne, l’incident a eu lieu sur une parcelle de l’un de ses adhérents, un agriculteur bio. Situé à deux kilomètres de la zone, le maraîcher bio de la commune, lui n'est pas concerné.

« Une première estimation de la zone polluée, effectuée par un drone, donne une surface au sol d’environ 500m2, indique ce lundi la préfecture. Les constatations effectuées par la Dreal et les experts de la Société française Donges-Metz permettent de confirmer que la pollution reste au droit de la fuite et ne se déplace pas vers d’autres zones. Les analyses réalisées sur l’eau des puits environnants n’ont révélé aucune présence de produit. »

Perte d’exploitation pendant plusieurs années

L’entreprise d’élagage aurait été envoyée par Enedis, pour éviter que des branches ne tombent sur des lignes électriques. « Ces entreprises n’interviennent pas toujours dans de bonnes conditions, pénètrent sur les parcelles sans en informer les paysans, regrette Eudes Gourdon, le porte-parole de la Confédération paysanne 49. Après cet incident, le paysan risque une perte d’exploitation pendant plusieurs années, et ce sur une surface bien supérieure à 500 m2… »

Des odeurs d’hydrocarbures peuvent toujours être senties aux alentours du secteur, indique la préfecture. Elle précise qu’un fossé de drainage est en cours de mise en place « pour finir de récupérer la nappe souillée en vue de son traitement ».