Loire-Atlantique : Naissance d’un bébé rhino blanc au zoo de La Boissière-du-Doré

ANIMAUX La petite femelle, née fin décembre, pèse déjà une centaine de kilos. Une heureuse nouvelle pour un parc éprouvé par la crise sanitaire

Frédéric Brenon

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Le bébé rhinocéros blanc né au zoo de La Boissière-du-Doré.
Le bébé rhinocéros blanc né au zoo de La Boissière-du-Doré. — Zoo Boissière-du-Doré
  • Un bébé rhinocéros blanc est né fin décembre au zoo de La Boissière-du-Doré.
  • La petite pèse déjà une centaine de kilos.
  • Le zoo n’est pas autorisé à rouvrir pour les vacances scolaires en raison du Covid-19.

Une heureuse nouvelle dans une période difficile. Un bébé rhinocéros blanc est né fin décembre au zoo de La Boissière-du-Doré (Loire-Atlantique), à l’est de Nantes, annonce le parc animalier. La naissance s’est bien passée et cette petite femelle « est aujourd’hui en parfaite santé ». Allaitée par sa mère, elle flirte déjà avec la centaine de kilos. Elle en pesait près de 40 à la naissance. « C’est un beau petit boudin sur pattes, elle est marrante. Swanie, sa mère, a beaucoup de lait. Elle nous laisse l’approcher sans problème. Donc tout va bien », raconte Sébastien Laurent, directeur du zoo.

Il faut dire que la mise au monde d’un petit rhino blanc n’est pas si courante. « Seulement une douzaine de bébés rhinos naissent chaque année en Europe. Nous, on en a eu cinq en sept ans. C’est extraordinaire. C’est le signe que nos animaux se portent bien et évoluent dans d’excellentes conditions. On est hyper fiers. »

Le bébé rhino va passer deux ou trois ans aux côtés de sa mère, puis sera confié à un autre parc animalier dans le cadre du « programme européen d'élevage des espèces menacées ». Quatre des cinq espèces de rhinocéros dans le monde sont en danger d'extinction en raison du braconnage de leur corne.

« On ne tiendra pas comme ça jusqu’à l’été »

Le zoo de La Boissière-du-Doré, qui avait également enregistré les naissances exceptionnelles d’un bébé paresseux et d’un petit margay fin 2020, espérait rouvrir ses portes le week-end dernier mais il est contraint, comme tous les sites touristiques, à la fermeture en raison du contexte sanitaire.

« C’est terrible, s’alarme Sébastien Laurent. On n’a aucune visibilité. On a déjà démontré l’an passé que notre protocole sanitaire était efficace. Pourquoi ne peut-on pas reprendre cette fois-ci ? On ne comprend pas. J’espère que le gouvernement retrouvera la raison car on ne tiendra pas comme ça jusqu’à l’été. »