Brest : Jean Castex encense l'Ifremer pour son rôle dans l'extension du domaine maritime français

MER Le Premier ministre a inauguré le nouveau siège de l'institut scientifique samedi à Brest

C.A. avec AFP
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Jean Castex, Premier ministre, ici lors de la visite de la piscine simulation de vagues à l'Ifremer à Brest.
Jean Castex, Premier ministre, ici lors de la visite de la piscine simulation de vagues à l'Ifremer à Brest. — Herve RONNE-POOL/SIPA

Ce n’est pas l’aspect le plus connu de l'Ifremer. C’est pour celui que Jean Castex a voulu mettre en avant samedi lors de sa visite inaugurale dans les locaux de Brest (Finistère). Installé depuis l'automne dans son nouveau QG, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer travaille depuis des années sur un programme baptisé Extraplac qui a permis à la France d’accroître son domaine maritime. « Notre domaine maritime est l’un des plus vastes au monde, et il vient encore de s’agrandir de 150.000 km2 au large de La Réunion et au large des îles de Saint-Paul et Amsterdam, l’équivalent de plus d’un quart de la superficie de l’Hexagone », a souligné le Premier ministre lors d’un discours.

Ce programme Extraplac a pour mission d’étudier l’étendue du plateau continental français et vise à « préparer les dossiers pour toutes les zones d’extension potentielle ». Le Premier ministre a annoncé samedi que les montants de financement du programme Extraplac seraient revus à la hausse. « Il y va de la souveraineté de la France », a-t-il ajouté, après avoir visité plusieurs installations.

« Il y a encore en jeu entre 500.000 et 600.000 km2 » à gagner

En 2015, la France avait déjà étendu son domaine maritime, de 579.000 km2, augmentant ainsi ses droits souverains sur les ressources du sol et du sous-sol marin en vue d’une éventuelle exploitation future. « Il y a encore en jeu entre 500.000 et 600.000 km2 », a expliqué le PDG de l’Ifremer François Houllier, évoquant une enveloppe de 5 à 6 millions d’euros encore nécessaire d’ici 2030 afin de continuer à déterminer les limites du plateau continental français.

Autrefois installé à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, le siège de l’institut a déménagé l’an dernier à Plouzané. D’une surface de plus de 3.700 m2, il accueille 160 salariés permanents. L’institut fait travailler 1.500 personnes à travers le monde et dispose d’un budget de 240 millions d’euros.

L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé ce transfert à Brest fin 2013, dans le cadre du pacte d’avenir pour la Bretagne qui devait relancer l’économie dans une région en pleine tourmente. L’objectif était de renforcer l’attractivité de la métropole brestoise dans le domaine des sciences et des technologies de la mer.