Marineland dénonce une « injustice » et une décision « préjudiciable à la santé des cétacés » après le vote à l’Assemblée de la fin des delphinariums

PARCS MARINS Les députés ont voté un texte prévoyant que la détention et la reproduction de ces animaux en captivité soient interdites, tout comme leur participation à des shows

Fabien Binacchi

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Dans une nouvelle animation, Marineland permet à des visiteurs de se mettre dans le peau d'un soigneur
Dans une nouvelle animation, Marineland permet à des visiteurs de se mettre dans le peau d'un soigneur — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Le 29 janvier, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi signant, à terme, la fin des delphinariums.
  • « Au-delà de la perspective extrêmement préjudiciable à la santé et au bien-être des cétacés, il va sans dire que cette décision a de graves conséquences sur l’emploi et l’économie », dénonce le directeur général de Marineland ce jeudi.

Le parc marin d’Antibes a pris le temps avant de réagir. Mais son analyse est sans appel après l’adoption, le 29 janvier par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi signant, à terme, la fin des delphinariums. Pascal Picot, le directeur général de Marineland, évoque ce jeudi une décision « préjudiciable à la santé et au bien-être des cétacés ».

Les députés ont voté à la quasi-unanimité ce texte de lutte contre la maltraitance animale sans « qu’il ait été donné la possibilité aux institutions zoologiques de s’adresser » à eux, avance le responsable déplorant une « injustice ». La proposition de loi prévoit que la détention et la reproduction des cétacés en captivité soient interdites, tout comme leur participation à des spectacles.

Les animaux transférés dans des « enclos expérimentaux » ?

Les animaux pouvant être transférés dans des aires marines délimitées et protégées. Une perspective que Pascal Picot dit redouter. « Nous ne pouvons exposer les animaux dont nous avons la charge aux risques que des enclos expérimentaux pourraient leur faire courir », avance-t-il, soulignant le « vif souhait » du parc de « travailler avec les différentes parties prenantes » à l’exploration de la « viabilité » de ces aires.

« Au-delà de la perspective extrêmement préjudiciable à la santé et au bien-être des cétacés comme aux missions de recherche, de conservation et d’éducation menées par les zoos, il va sans dire que cette décision a de graves conséquences sur l’emploi et l’économie », dénonce le responsable. En 2019, selon des chiffres communiqués par Marineland, la CCI de Nice évaluait l’impact économique du parc à 97,9 millions d’euros. Il serait également à l’origine d’environ 952 emplois à temps plein par an.