Nice : Les micro-algues d’Inalve pourraient révolutionner l’alimentation (y compris humaine) dès 2024

NUTRITION Avec du retard, la start-up a lancé sa « ferme pilote » pour exploiter l’algue Tetraselmis

Fabien Binacchi

— 

La société vante le fort rendement de sa culture
La société vante le fort rendement de sa culture — Inalve
  • La start-up azuréenne Inalve a prévu de révolutionner l’aquaculture en remplaçant les farines animales par des microalgues produites en quantités industrielles dès 2019. Un projet qui a pris du retard.
  • La société vient de mettre en route sa « ferme pilote » à Nice, dans la plaine du Var.

Les animaux d’élevage vont devoir encore un peu attendre. La start-up azuréenne Inalve, qui avait prévu de révolutionner l’aquaculture, notamment, en remplaçant les farines animales par des microalgues produites en quantités industrielles dès 2019, a pris du retard.

Son premier site de production d’envergure (capable de développer plusieurs milliers de tonnes par an) ne sera opérationnel qu’en 2024. En attendant, la société vient de mettre en route sa « ferme pilote » à Nice, dans la plaine du Var.

Cultivé comme un « biofilm »

« Cela va nous permettre de continuer à mener des tests et de continuer à échanger avec les leadeurs mondiaux à qui nos produits seront destinés », explique à 20 Minutes Christophe Vasseur, le PDG d’Inalve. Breveté, le procédé de l’entreprise est au point.

Tetraselmis, une algue choisie parmi des centaines de milliers voire des millions d’espèces pour ses caractéristiques, est cultivée comme un « biofilm ». « C’est-à-dire qu’elle se développe au contact d’un support et pas en suspension dans l’eau », précise le responsable. La technique permet d’obtenir « une pâte cent fois plus concentrée sans recours à des processus de transformation, tout en économisant 70 % d’eau et 50 % d’énergie », avance la société.

Un produit plein d'« actifs santé »

La matière première obtenue présenterait le double avantage d’être riche en protéines mais aussi en « actifs santé », et notamment des oméga-3, des antioxydants ou encore des polysaccharides. Intéressant pour l’aquaculture donc, mais aussi pour l’élevage de volailles et de porcs. Et au-delà.

Selon Christophe Vasseur, « le potentiel des microalgues marines va bien au-delà de la nutrition et la santé animale. Notre ambition est de créer, via notre futur centre de recherche et développement, de nouvelles applications notamment dans les domaines du nutraceutique [que l’on appelle les "alicaments​"] et de l’alimentation humaine ».