Pyrénées : L'Europe demande à la France de remplacer (a minima) les trois ours tués

BIODIVERSITE En réponse à une demande de 28 associations françaises et espagnoles de défense des ours

B.C.

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Un ours brun a été découvert mort en Ariège, abattu par balles.
Un ours brun a été découvert mort en Ariège, abattu par balles. — NEWMAN MARK/SIPA

C’était une demande faite le 8 janvier dernier par 28 associations de part et d’autre des Pyrénées. La Commission européenne vient de demander à la France et à l’Espagne de remplacer les trois ours tués dans le massif de la main de l’homme l’an dernier : une ourse tuée par balles en Ariège, Sarousse abattue par un chasseur en Aragon et Cachou​ probablement empoisonné à l’antigel dans le Val d’Aran.

Dans un courrier adressé aux associations, l’institution européenne explique avoir « indiqué aux autorités françaises, que le remplacement des trois ours tués semble à minima nécessaires ».

Elle indique aussi qu’à « la lumière de l’état de conservation défavorable de l’ours en France, des recommandations formulées dans l’expertise scientifique du Muséum national d’histoire naturelle en matière de réintroductions et des dispositions du plan d’actions Ours brun 2018-2028 ».

Un rappel à l’ordre qui sonne comme une victoire pour les associations de défense du plantigrade qui ont adressé il y a peu une mise en demeure au président de la République et à la ministre de l’Ecologie afin qu’ils remplacent les trois ours morts, à défaut, elles déposeront plainte.

Ces dernières rappellent régulièrement les engagements de l’Espagne et la France vis-à-vis de la conservation de l’ours brun et le respect des textes nationaux et internationaux en vigueur. Elles réclament aussi aux deux Etats des mesures judiciaires « pour établir les responsabilités des auteurs de ces actes » qui ont conduit à la mort des ours.