Un ours brun. Illustration.
Un ours brun. Illustration. — Valtteri Mulkahainen / Sole / Sipa

AVERTISSEMENT

Pyrénées : Si les ours tués ne sont pas remplacés, les plaintes vont pleuvoir

Une dizaine d’associations demande au président de la République et à la ministre de l’Ecologie de remplacer les trois ours morts en 2020 de la main de l’homme. A défaut, des plaintes seront déposées

Entre l'ourse tuée par balle(s) en Ariège, Cachou probablement empoisonné à l’antigel dans le Val d’Aran puis Sarousse abattue par un chasseur en Aragon, 2020 a été une année noire pour les ours des Pyrénées.

Les associations impliquées dans la protection du plantigrade refusent que ces morts, toutes causées par l’homme, mettent en péril une population « toujours classée en danger critique » par les scientifiques. Ce lundi, une dizaine d’entre elles mettent « en demeure la ministre de l’Ecologie [Barbara Pompili] et le président de la République de remplacer » les trois ours.

« Carence fautive »

« A défaut de réponse rapide, préviennent les amis des ours, des plaintes seront déposées devant le tribunal administratif pour faire reconnaître une nouvelle fois la carence fautive de l’Etat dans ce dossier et obtenir une injonction de procéder aux lâchers requis. »

En janvier 2020, Emmanuel Macron avait promis aux bergers en colère ne « pas procéder à de nouvelles introductions ». Mais pour les associations, cet engagement « ne peut concerner les ours morts de "cause anthropique [humaine]" » sauf à contredire les engagements pris par l’Etat en juin 2020 dans sa « Feuille de route pastoralisme et ours ».