Pollution : Les microplastiques présents dans l’Arctique viennent en grande partie de nos vêtements

ENVIRONNEMENT Parmi les fibres de microplastique relevées dans l’océan Arctique, 73,3 % sont du polyester et proviennent en grande partie de nos vêtements

20 Minutes avec agence

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Les fonds marins de la planète sont jonchés d'environ 14 millions de tonnes de microplastiques issus de la décomposition des immenses quantités de déchets qui échouent chaque année dans les océans, selon l'agence nationale australienne pour la recherche.
Les fonds marins de la planète sont jonchés d'environ 14 millions de tonnes de microplastiques issus de la décomposition des immenses quantités de déchets qui échouent chaque année dans les océans, selon l'agence nationale australienne pour la recherche. — CATERS/SIPA
Des scientifiques de l’organisme canadien Ocean Wise Conservation Association ont mené des recherches pour mesurer l’ampleur et la provenance de la pollution par les microplastiques dans l' Arctique. Leur étude, publiée dans la revue Nature ce mardi, révèle que cette pollution est principalement constituée de fibres plastiques et en grande majorité de fibres polyester qui proviennent de nos vêtements, rapporte Numerama.

Dès le lavage des vêtements, ces fibres synthétiques se détachent et partent dans les eaux usées, jusqu’à se retrouver dans les océans.

Une majorité de polyester parmi les fibres

Dans le cadre de cette étude, les scientifiques ont prélevé des résidus qui se trouvaient entre deux et huit mètres de profondeur dans 71 sites de l’océan Arctique. Ils ont aussi réalisé un échantillonnage jusqu’à 1.000 mètres sous la surface.

Ils ont ainsi établi que cette région du globe était polluée de 40 particules de microplastique par mètre cube. « Le polyester représentait 73 % du total des fibres synthétiques », expliquent les chercheurs.

Des particules de plus en plus fines

D’après leurs relevés, les scientifiques estiment que ces fibres de polyester sont d’abord présentes dans les eaux de l’océan Atlantique avant de dériver vers l’Arctique avec les phénomènes de courants marins et atmosphériques. Pendant ce déplacement, les fibres ne cessent de se dégrader en particules de plus en plus fines.