Etes-vous incollables sur la COP21 et l’accord de Paris ?

QUIZ Qu’est-ce qu’on fête au juste ce samedi ? « 20 Minutes » vous propose de vous rafraîchir la mémoire avec un quizz sur la COP21 et l'accord de Paris sur le climat

F.P.

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Ce samedi marque le cinquième anniversaire de l'accord de Paris sur le climat.
Ce samedi marque le cinquième anniversaire de l'accord de Paris sur le climat. — CHINE NOUVELLE/SIPA;

Ce samedi, marque le cinquième anniversaire de l’accord de Paris sur le climat adopté le dernier jour de la COP (Conférence des parties) 21 de Paris. « La plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie », lançait François Hollande, alors président de la République, à la tribune, où s'enchaînaient les discours euphoriques.

Mais qu’est-ce qu’on fête au juste ? 20 Minutes vous propose de revenir cinq ans en arrière, avec un petit quiz. Histoire de se rafraîchir la mémoire.

 

Certaines réponses à ce quiz méritaient de plus amples explications qu'on précise ici. 

«Shall» ou «should»

Commençons par ce couac du «shall» et du «should», l'un des grains de sel qui a failli faire capoter l'accord de Paris. Dans la dernière version du texte, les Etats-Unis repère à l'article 4.4, un paragraphe majeur de l'accord, l'emploi du mot «shall» (doivent) dans la phrase suivante: « Les pays développés doivent continuer à être en première ligne pour mener à bien des plans nationaux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre ». Un terme qui hérisse le poil de John Kerry, alors secrétaire d'Etat américain, qui demande à le remplacer par «should», moins contraignant. En l'état, la phrase aurait pu conduire l’administration Obama à devoir présenter le texte devant le Congrès américain, dominé alors par les Républicains, qui ne l'auraient jamais ratifié. Fallait-il aussi voir dans cette demande, sans doute, d’imprimer à ce texte un esprit le moins contraignant et le plus « volontaire » possible. Laurent Fabius revient sur ce "couac" dans un documentaire consacrée aux coulisses de la COP21 et à voir en ligne.

Le Nicaragua, pas dans l'euphorie générale

Ce n'est pas l'Australie qui avait demandé à prendre la parole juste au moment du coup de marteau de Laurent Fabius, mais le Nicaragua. Dans la dernière ligne droite, le pays d'Amérique centrale continuait d'être en désaccord avec le projet d'accord. Il plaidait pour la création d’un fonds d’indemnisation basé sur la responsabilité historique des pays du Nord dans le réchauffement et pour que l’Amérique centrale soit incluse dans le groupe des pays vulnérables. Le pays jugeait par ailleurs le texte pas suffisamment ambitieux. 

Le président de la COP21 a passé outre la demande de prise de parole du représentant du Nicaragua et a frappé le maillet sur son pupitre, rapportait Le Monde, qui cite ensuite un négociateur français: « Si le Nicaragua avait pris la parole à cet instant, il aurait fallu interrompre la plénière pendant plusieurs heures, Laurent Fabius a eu la bonne réaction. » Le Nicaragua a signé l'accord de Paris sur le climat qu'en octobre 2017, parmi les derniers.