Mort de l’ours Cachou : Il a été empoisonné avec de l’antigel pour voiture

PISTE Un garde forestier espagnol reste le principal suspect dans l’enquête sur la mort de l’ours Cachou dans les Pyrénées. Mais il ne serait pas le seul impliqué selon la justice catalane

20 Minutes avec AFP

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La dépouille de l'ours Cachou entouré d'agents spécialisés du Conseil général du Val d'Aran, en Espagne, lors de sa découverte.
La dépouille de l'ours Cachou entouré d'agents spécialisés du Conseil général du Val d'Aran, en Espagne, lors de sa découverte. — Conselh Generau d'Aran

A priori, ce n’est pas un garde forestier espagnol qui a eu seul la peau de l'ours Cachou, retrouvé mort début avril dans le Val d'Aran, sur le versant espagnol des Pyrénées. Le tribunal supérieur de justice de Catalogne vient de lever partiellement le secret de l’instruction sur l’enquête en indiquant qu’il y avait six suspects en tout, dont ce garde forestier qui reste le suspect principal.

Par ailleurs, le procureur de Lérida a indiqué à l’AFP que Cachou, comme le laissait supposer son cadavre intact, est bien mort d’un empoisonnement. A « l'éthylène Glycol », un antigel toxique utilisé dans le liquide de refroidissement des voitures.

Au moment de sa mort, Cachou avait six ans multipliait les prédations, sur les chevaux notamment. Il était mis en cause dans la mort d’au moins cinq équidés. Et, en août 2019, les autorités du Val d’Aran avaient demandé son retrait immédiat du massif.

Une année noire

Deux autres ours sont morts cette année dans les Pyrénées : une femelle non identifiée retrouvée tuée par arme à feu au mois de juin en Ariège, et Sarousse, abattue par un chasseur en Aragon (Espagne) fin novembre.

Les associations de défense des plantigrades appellent à un remplacement rapide des trois bêtes pour assurer le maintien de cette espèce protégée dans les Pyrénées.