Changement climatique : Pompili, Djebbari, Le Maire… Greenpeace appelle à voter pour les « boulets du climat »

ECOLOGIE Dans la catégorie gouvernement ou parlementaires, Greenpeace distinguera les deux « vainqueurs » en 2021

20 Minutes avec AFP

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Barbara Pompili et Bruno Le Maire, tous deux nominés pour les
Barbara Pompili et Bruno Le Maire, tous deux nominés pour les — ERIC PIERMONT / AFP

« Qui sera le pire boulet du climat ? », demande Greenpeace, qui lance un vote en ligne ce mardi sur le site boulets-du-climat.fr. L’ONG de défense du climat souhaite « récompenser » l’inaction climatique de la majorité, au travers de personnalités identifiées comme des « spécialistes de la poudre aux yeux », « en décalage » avec leur époque.

« Cinq ans après la signature de l’accord de Paris, le constat est clair : le compte n’y est toujours pas ! Pourquoi ? Précisément parce que trop de responsables politiques au pouvoir se conduisent en véritables « boulets », depuis le sommet de l’Etat jusqu’à l’Assemblée nationale », dénonce Clément Sénéchal, responsable climat de Greenpeace France.

L’écologie « comme un élément marketing »

« Ce qui caractérise le boulet du climat, c’est son entêtement à considérer l’écologie comme un élément purement marketing de l’action politique, sans se soucier de l’efficacité des mesures prises. Résultat : il plombe l’agenda climatique et nous entraîne vers le fond », a-t-il ajouté.

Dans la catégorie « gouvernement », cinq nominés : le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, « le pilote du crash climatique », pour son « soutien sans faille au secteur aérien », la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili « la tueuse d’abeilles », pour la réintroduction des néonicotinoïdes, le ministre de l’Economie Bruno Lemaire, « le fossile de Bercy » pour « sa conception de l’impôt qui favorise les riches au détriment de la transition écologique ».

Pascal Canfin ou François de Rugy parmi les députés

Ainsi que la secrétaire d’Etat à l’Economie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire « pour ses plaidoyers en faveur de chèques en blanc aux industries polluantes » et la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon pour « les manquements de sa politique de rénovation thermique ».

Dans la catégorie parlementaires : l’eurodéputé LREM et ancien patron de WWF Pascal Canfin, le député Modem Mohamed Laqhila, le député LREM Jacques Maire, le député LREM et ex-ministre de la Transition écologique François de Rugy et le député LREM Laurent Saint-Martin.

Le lancement de ce prix satirique intervient à quelques jours du 5e anniversaire de l’accord de Paris et alors que Greenpeace, comme de nombreux militants climat, dénonce un « détricotage » des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.