Nice : La métropole en fait-elle assez pour améliorer la qualité de l’air ?

TRANSPORTS S’il note des avancées pour le vélo, un rapport de Réseau Action Climat, de l’Unicef et de Greenpeace déplore l’absence de zone à faibles émissions

Fabien Binacchi

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Un plan de développement des pistes cyclables a été voté
Un plan de développement des pistes cyclables a été voté — Syspeo / Sipa
  • Le Réseau Action Climat, l’Unicef et Greenpeace France publient ce jeudi un nouveau diagnostic de « l’ambition des maires (ré) élus en matière de lutte contre la pollution atmosphérique liée au trafic routier ».
  • S’il note des avancées pour le vélo à Nice, ce rapport décerne encore quelques mauvais points à Christian Estrosi.

L’an dernier, dans leur précédent classement, la métropole niçoise terminait dans la queue du peloton. Onzième, sur douze, dans le classement des collectivités au regard de leurs efforts fournis pour améliorer la qualité de l’air de leurs administrés.

Cinq mois après les élections municipales, le Réseau Action Climat, l’Unicef et Greenpeace France publient ce jeudi un nouveau diagnostic. Il évalue « l’ambition des maires (ré) élus en matière de lutte contre la pollution atmosphérique liée au trafic routier ».

La collectivité renvoie la responsabilité à l’Etat sur la ZFE

Et s’il note des avancées pour le vélo, il décerne encore quelques mauvais points à Christian Estrosi. Son programme « indique peu d’évolutions », tranche le nouveau rapport transmis à 20 Minutes. Les associations regrettent notamment le fait qu’il n’est « pas encore question de proposer une zone à faibles émissions » que l’Etat rendra obligatoire à Nice dès 2021 ni de « généraliser la baisse des vitesses à 30 km/h ».

La collectivité renvoie justement la responsabilité à l’Etat et indique : « Nos démarches sont freinées par l’absence de réponse sur ces dossiers ». « Christian Estrosi demande en vain l’obtention du déclassement des routes à grande circulation depuis 2017 et la gratuité du contournement autoroutier de Nice depuis 2014 », assure la métropole.

Des conditions sine qua none, selon elle, pour mener à bien certains projets. Le maire « appelle à mettre en place une ZFE appliquée au transport routier de marchandises » qui représenterait à Nice « 44 % des émissions » avec « 1.800 poids lourds par jour » sur la promenade des Anglais. Une zone de circulation apaisée à 30 km/h sur les trames vertes et entre les axes Grosso et Carabacel est aussi envisagée.

Pas de « zone à trafic limité » à proprement parler

Les associations plaident aussi pour la création « d’une zone à trafic limité pour réserver la circulation aux modes actifs », soit la marche et le vélo. Il n’en est effectivement pas question dans les plans de la métropole mais elle met en avant les nouvelles zones cyclables créées avec la suppression des couloirs de bus le long de la ligne 2 du tramway.

Elle met en avant aussi le « Plan Vélo pour atteindre 10 % de part modale du vélo d’ici à 2025 » qui a été votée. Cela représenterait 160 km de pistes cyclables supplémentaires.