Nouvelle-Zélande : Des dauphins pilotes échoués sont morts

BIODIVERSITE Près de 70 globicéphales étaient déjà morts à l’arrivée des autorités et une trentaine de dauphins pilotes, qui peuvent atteindre six mètres de long, ainsi que trois dauphins communs ont dû être euthanasiés

20 Minutes avec agences

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Un dauphin pilote échoué, ici sur une plage d'Arcachon (illustration).
Un dauphin pilote échoué, ici sur une plage d'Arcachon (illustration). — E. Travers / SIPA

Près d’une centaine de « dauphins pilotes » sont morts en s’échouant sur les îles lointaines de Chatam, au sud de la Nouvelle-Zélande, ont annoncé ce mercredi les autorités en charge de la préservation de la biodiversité. La plupart de ces cétacés se sont échoués ce week-end sur les plages de cet archipel situé à environ 500 kilomètres à l’est de l’Ile du Sud, ce qui a compliqué les opérations de sauvetage, selon le ministère de la Biodiversité.

Jemma Welch, qui travaille pour la structure publique, a indiqué que 69 globicéphales étaient déjà morts à l’arrivée des autorités en charge de la protection de la faune sauvage. Elle a précisé que 28 dauphins pilotes ainsi que trois dauphins communs avaient dû être euthanasiés.

Des échouages encore inexpliqués

La représentante du ministère a expliqué que les autorités avaient été contraintes de prendre une telle décision en raison d’une forte mer et de la quasi-certitude que cet échouage allait attirer de grands requins blancs. La communauté Maori a organisé une cérémonie en l’honneur de leur « âme » alors que leurs carcasses se décomposeront naturellement, a-t-elle souligné.

Les îles Chatham avaient déjà connu le plus grand échouage en masse de Nouvelle-Zélande quand un millier de cétacés s’étaient échoués en 1918. Les dauphins pilotes peuvent atteindre jusqu’à six mètres de long et sont une espèce très répandue dans les eaux néo-zélandaises.

Bien qu’étudiées depuis des décennies par les scientifiques, les raisons de ces échouages demeurent inconnues. Selon des chercheurs, les globicéphales pourraient dévier en suivant un membre du troupeau malade. De mauvaises conditions météorologiques ou la présence de prédateurs pourraient également les contraindre à changer leur itinéraire.