Lyon : Le second confinement a peu d'impact sur la qualité de l'air

ENVIRONNEMENT Selon Atmo, organisme chargé de surveiller la qualité de l'air à Lyon, le second confinement a un impact limité 

Caroline Girardon

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Le second confinement a un impact limité sur la qualité de l'air à Lyon.
Le second confinement a un impact limité sur la qualité de l'air à Lyon. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le constat dressé ce mardi par Atmo, chargé de surveiller la qualité de l’air en région Auvergne-Rhône-Alpes, est au fond sans grande surprise. Selon l’organisme, le second confinement a un impact limité sur la qualité de l’air respiré par les habitants. Plusieurs raisons à cela.

Au printemps dernier, l’activité économique avait été très fortement réduite. Les déplacements aussi. Pour rappel, le trafic automobile avait chuté de 62 % dans la métropole de Lyon et de 85 % dans le centre-ville de Lyon. Les émissions de dioxyde d’azote, produites par le trafic routier, avaient baissé de 45 à 50 % le long des voiries.

Moins de contraintes et une météo défavorable

Cette fois, la situation est différente. « Les contraintes s’imposant à la population sont moins drastiques qu’au printemps. Les conséquences s’observent sur la route, les véhicules sont davantage présents », souligne l’organisme précisant que le trafic automobile a diminué de 20 à 25 % en semaine et de moitié les week-ends. On est donc loin des statistiques enregistrés au printemps. « La diminution des taux de dioxyde d’azote est moins nette qu’en mars-avril », confirme Atmo. Elle est de l’ordre de moins 40 % par rapport à la «normale» des cinq dernières années.

L’assouplissement des contraintes imposées lors du confinement n'est pas la seule explication. La météo joue également un rôle important. La fraîcheur qui s’est installée ces derniers jours et la présence d’un vent plus faible « sont généralement propices à l’émission et à l’accumulation des polluants à l’automne », rappelle Atmo ajoutant que « les polluants émis par le chauffage sont en nette progression, et la qualité de l’air se dégrade ».

Un épisode de pollution sévit actuellement sur la métropole lyonnaise. La circulation différenciée a été déclenchée une nouvelle fois par le préfet du Rhône dès ce mardi matin.