Pyrénées : Un appel à remplacer (vite) les deux ours morts récemment de la main de l’homme

REPARATION Deux ours sont morts cette année dans les Pyrénées, l’un par balles, l’autre empoisonné. Des associations appellent à compenser rapidement ces décès pas du tout accidentels

H.M.

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Un ours brun comme ceux qui vivent dans les Pyrénées. Illustration.
Un ours brun comme ceux qui vivent dans les Pyrénées. Illustration. — Ducan Usher - Solent News - Sipa

Le mystère entourant la mort de Cachou, l’ours retrouvé en avril 2020 dans le Val d'Aran, tout près de la frontière française, se dissipe depuis qu’un garde champêtre espagnol a été inculpé pour empoisonnement. Le mâle remuant et vorace n’est pas décédé dans un accident. Pas plus, c’est évident, que l'ourse anonyme découverte tuée par balles en Ariège deux mois plus tard.

Ces deux « prélèvements » dans la population ursine des Pyrénées n’ont donc rien de naturel, c’est pourquoi le collectif d’associations Cap Ours​ demande le remplacement rapide de ces deux ours.

Des engagements européens

Les amis des ours s’appuient sur le très officiel plan ours 2018-2028 qui prévoit le remplacement des plantigrades « morts prématurément de cause anthropique [liée à l’activité humaine] ».

« Rappelons que chaque ours n’est pas inféodé à un pays, mais à une population transfrontalière. De fait, Cachou fréquentait les deux versants du massif. Rappelons aussi que la Catalogne a été financée par l’Europe pour un programme Life Ours concernant la protection de cette espèce, et que l’Espagne doit répondre aux mêmes obligations que la France quant à la restauration de la population », insistent les associations. Elles promettent de « veiller au respect des engagements européens des deux pays, notamment au remplacement rapide de ces deux ours ».