Birmanie : Découverte d’une nouvelle espèce de singe baptisée Popa langur

ANIMAUX Selon les chercheurs à l’origine de cette découverte, le Popa langur est déjà menacé d’extinction

20 Minutes avec agences

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Une main de singe (illustration).
Une main de singe (illustration). — Pixabay / cocoparisienne

Une nouvelle espèce de singe a été découverte en Birmanie. Le petit primate, dont le corps mesure entre 50 et 60 centimètres, a été baptisé Popa langur par les chercheurs du Centre de primatologie allemand (DPZ) et de l’ONG environnementale Fauna and Flora International (FFI), qui l’ont identifié après de longues recherches.

Il s’agit d’une espèce de « langur » (Trachypithecus, de son nom scientifique), singe endémique du sous-continent indien et d’Asie du sud-est. Il a été nommé ainsi en référence au mont Popa, site sacré bâti sur un ancien volcan dans le centre de la Birmanie. C’est là où a été localisé le plus important groupe de l’espèce, fort d’une centaine d’individus. Trois autres groupes ont été identifiés, toujours dans le centre du pays, pour un total d’entre 200 et 250 individus.

Des comparaisons d'ADN

La spécificité de cette nouvelle espèce a été attestée notamment en comparant les ADN prélevés dans des déjections de différentes populations de Trachypithecus, sauvages ou en captivité, et des spécimens historiques conservés dans des musées. C’est finalement « l’analyse ADN d’un spécimen collecté pour le Muséum d’histoire naturelle de Londres il y a plus de 100 ans qui a permis la description de cette nouvelle espèce ». Celle-ci se serait séparée des autres langurs il y a environ un million d’années, a souligné Christian Roos, chercheur du DPZ. Le Popa langur diffère notamment par sa couleur, la longueur de sa queue et la taille de son crâne, selon les chercheurs.

« A peine identifié, le Popa langur est déjà menacé d’extinction », a cependant averti ce mercredi Frank Momberg, un des chercheurs du FFI, cité dans un communiqué. « De nouvelles études de terrain et des mesures de protection urgentes seront menées par le FFI et d’autres pour préserver les langurs de l’extinction », a souligné, de son côté, le primatologue Ngwe Lwin.