Le gouvernement reconduit le même quota d’abattages de loups pour l’année 2021

ANIMAUX En 2020, 94 loups ont été abattus, le plafond étant fixé à 98 au niveau national

20 Minutes avec AFP

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Un loup au zoo de Mulhouse (image d'illustration).
Un loup au zoo de Mulhouse (image d'illustration). — SEBASTIEN BOZON / AFP

Une centaine de loups vont pouvoir être tués en France en 2021, a annoncé le gouvernement dans un arrêté publié jeudi au Journal officiel. Soit très précisément 19 % de la population totale de ces animaux, comme en 2020.

Si ce plafond est atteint avant la fin de l’année civile, il pourra être porté à 21 % pour les seuls tirs de défense, précise le texte. Ces chiffres avaient été proposés en juin par la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes, chargée de la gestion du loup sur le plan national, qui s’était félicitée à cette occasion d’une stabilisation du nombre d’attaques sur les troupeaux perpétrées par les loups en 2019.

580 loups en France, l’espèce toujours menacée

En 2019, le quota, fixé initialement à 90 loups pouvant être abattus, avait été relevé à 100. Pour 2020, le plafond est fixé à 98 loups. Au 20 octobre, 94 loups avaient déjà été abattus, selon les chiffres de la préfecture en charge.

L’Office français de la biodiversité (OFB) avait estimé en juin la population de loups gris en France à 580 animaux adultes, contre 530 un an plus tôt. Le rythme de progression de cette espèce menacée – et donc protégée – a toutefois ralenti comparé à 2019, pour des raisons devant encore être étudiées.

Le Conseil national de protection de la nature avait donné en juillet un avis défavorable à cet arrêté, estimant notamment qu’il « traduit la volonté de l’Etat, non pas d’utiliser les possibilités dérogatoires pour prévenir les dommages, mais de maximiser les destructions de loups pour freiner le développement de sa population ». Ces carnivores, éradiqués par l’homme dans les années 1930 et revenus naturellement par l’Italie dans les années 1990, se concentrent dans les Alpes, le Sud-Est et l’Est.