Extinction Rebellion bloque la rue du ministère de la Transition écologique

DESOBEISSANCE CIVILE Dimanche, le mouvement écologiste a déployé une banderole sur la tour Eiffel

20 Minutes avec AFP

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Une militante d'Extinction Rebellion, le 13 octobre 2020.
Une militante d'Extinction Rebellion, le 13 octobre 2020. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Des militants d’Extinction Rebellion, organisation qui prône la désobéissance civile pour exiger des actions pour le climat, ont momentanément bloqué la rue du ministère de la Transition écologique ce mardi. Ils ont été évacués par les forces de l’ordre.

En fin de matinée, les militants du mouvement écologiste ont barré le boulevard Saint-Germain et le carrefour le plus proche en déployant rubans de travaux publics et banderoles « Ministères écocidaires » ou « maintenant ou jamais ». Ils ont bombé à la peinture verte la porte et un morceau de la façade du ministère. Sous la pluie, certains se sont allongés sur le bitume, les mains accrochées les uns aux autres à l’intérieur de poubelles pour être plus difficiles à déloger, dans l’objectif de s’installer pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours comme ils l’avaient fait l’an dernier sur la place du Châtelet et le pont au Change occupés pendant cinq jours.

Une banderole sur la tour Eiffel

Très rapidement, les forces de l’ordre ont commencé à intervenir, portant les militants un par un pour les rassembler. « Monsieur le président, madame la ministre, nous ne sommes pas dans le même camp. (…) Votre transition est un leurre », a lancé une des militantes au mégaphone, accusant Emmanuel Macron de ne pas vouloir reprendre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

« Sans un soulèvement massif à même de mettre un coup d’arrêt au « business as usual », nous n’avons ni présent, ni avenir », a posté Extinction Rebellion sur Twitter. « Il est plus qu’urgent de remettre le monde à l’endroit », nom de l’action de mardi. Les membres d’Extinction Rebellion avaient commencé leur « rébellion internationale d’octobre », qui doit durer une semaine, en déployant dimanche une banderole avec l’inscription « Rebel » («rebellez-vous » ou « rebelle ») au premier étage de la tour Eiffel.