Catastrophe du Kamtchatka : Des micro-algues à l’origine de la mort massive d’animaux marins

POLLUTION Les autorités russes avaient ouvert une enquête sur le phénomène début octobre

20 Minutes avec agences

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De nombreux animaux marins ont été retrouvés morts sur les côtes du Kamtchatka.
De nombreux animaux marins ont été retrouvés morts sur les côtes du Kamtchatka. — Anna Strelchenko/TASS/Sipa USA/SIPA

La mort massive d’animaux marins sur les côtes de la péninsule du Kamtchatka ( Russie) ces dernières semaines serait d’origine naturelle. Elle aurait été provoquée par des micro-algues, selon les premiers résultats des analyses présentés ce lundi.

« Je suis sûr que nous sommes confrontés à un phénomène naturel à assez grande échelle », a déclaré le vice-président de l’Académie russe des sciences. Dans les analyses d’échantillons d’eau, « des concentrations élevées n’ont été observées que pour les [micro-algues] Gymnodinium », qui produisent des « toxines agissant sur les invertébrés », a-t-il précisé.

Plusieurs hypothèses de pollution écartées

Début octobre, des scientifiques ont constaté la présence d’une nappe de pollution de 40 km de long, composée de micro-algues, dérivant le long des côtes. Ces micro-algues expliqueraient aussi les nausées, vomissements et diarrhées subis par des habitants de la région. L’hypothèse d’une pollution industrielle en provenance d’un des nombreux sites militaires de la région a donc été écartée.

Des experts avaient avancé l’hypothèse d’une fuite de carburant de fusée toxique et mis en cause une décharge de pesticides à proximité des plages. Ces hypothèses, ainsi que celle d’une pollution aux hydrocarbures, ont par la suite été écartées.

Greenpeace mène l’enquête

Ces dernières semaines, une quantité impressionnante d’animaux marins morts avait été observée sur les côtes de la péninsule.  Les autorités avaient ouvert une enquête pour « violation des règles de gestion des substances et déchets dangereux pour l’environnement » et « pollution marine ».

Ce dimanche, Greenpeace a indiqué que « la situation ne s’améliore pas », des animaux morts continuant d’apparaître sur les plages. L’ONG a aussi prélevé des étoiles de mer et oursins morts pour les faire analyser, les substances nocives ayant plus de chances de demeurer dans les tissus des animaux que dans l’eau de l’océan.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, le gouverneur de la région a annoncé que des phénomènes similaires de morts massives d’animaux marins ont été constatés au sud de la péninsule. Près de 175.000 personnes ont signé ce lundi une pétition en ligne réclamant une « enquête ouverte ».