Protection animale : L’amendement visant à classer le chat comme espèce nuisible n’a pas été retenu

MIAOU Trois députés avaient déposé un amendement pour classer le chat comme un « animal nuisible », dans le cadre de la proposition de loi sur le bien-être animal

M.F

— 

L'amendement polémique qui voulait inscrire les chats parmi les espèces nuisibles n'a finalement pas été retenu
L'amendement polémique qui voulait inscrire les chats parmi les espèces nuisibles n'a finalement pas été retenu — Pexels / Pixabay

Touche pas à mon minou. Ce jeudi 8 octobre, l’Assemblée nationale se penchait sur la proposition de loi initiée par Cédric Villani sur le bien-être animal. Si le texte est majoritairement soutenu, un amendement qui avait suscité la polémique n’a pas été retenu par les députés. Un soulagement pour les associations de défense animale.

L’amendement en question porte le numéro 116 et a été déposé par trois députés du groupe centriste Liberté et Territoires. Ces derniers souhaitaient classer les chats comme espèce nuisible. L’amendement a été jugé irrecevable par le Palais-Bourbon.

Chassés lors de battues

Pour rappel, certaines espèces sont classées comme nuisibles par le ministère de la Transition écologique et solidaire lorsqu’il considère qu’elles sont susceptibles d’occasionner des dégâts, de porter atteinte à la santé et à la sécurité publiques, à la protection de la flore et de la faune, aux activités agricoles, forestières, aquacoles et à d’autres formes de propriété. Dans ce classement sont par exemple actuellement inscrits le renard, la belette ou encore le geai des chênes.

Selon la loi, il est autorisé d’effectuer des opérations de destruction des spécimens figurants dans liste par tirs, piégeage ou déterrage. Si les chats étaient entrés dans la liste, l’amendement précisait que les préfets des différents départements français auraient pu « ordonner, le cas échéant, des battues administratives » comme ce qui est pratiqué à la chasse.

L’association Brigitte Bardot vent debout

Les députés à l’origine de cet amendement avaient justifié cette proposition en affirmant que « le chat est un animal prédateur qui participe largement à la diminution significative de certaines espèces animales, parfois protégées, sur le territoire français : oiseaux, petits mammifères, lézards ».

La fondation Brigitte Bardot qui avait repéré l’amendement était montée au créneau sur Twitter et avait épinglé les trois députés. L’une d’entre elle avait alors déclaré avoir retiré sa co-signature de l’amendement.