Bretagne : La quantité d’algues vertes ramassée a baissé de 40 % cette année

ENVIRONNEMENT Les échouages ont été beaucoup plus tardifs en raison des tempêtes hivernales

Camille Allain

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Illustration d'algues vertes échouées sur la côte bretonne. Ici en septembre 2020 à Lorient, dans le Morbihan.
Illustration d'algues vertes échouées sur la côte bretonne. Ici en septembre 2020 à Lorient, dans le Morbihan. — C. Allain / 20 Minutes

Fin mai, on pouvait penser le problème des algues vertes disparu en Bretagne. Avec des échouages historiquement bas, la région nourrissait l’espoir de voir ses efforts de réduction des nitrates récompensés. Il n’en était rien. Dispersées par les tempêtes hivernales, les ulves ont signé un retour fracassant au cœur d’un été encore très chaud. Alors que l’automne a pris ses quartiers, le Centre d’études et de valorisation des algues (CEVA) dresse cependant un bilan mitigé du phénomène qui pourrit le littoral breton depuis des années.

Après à des survols aériens effectués du 16 au 18 septembre, le CEVA a livré ses conclusions : les surfaces couvertes par les algues vertes échouées dans les baies seraient inférieures de 6 % à la moyenne pluriannuelle. La raison ? L’arrivée tardive des ulves sur nos côtes qui a visiblement limité les échouages.

Des lieux moins accessibles

C’est surtout la baisse de la quantité ramassée qui interpelle. D’après le CEVA, les quantités sont en baisse de 40 % en moyenne sur la Bretagne par rapport à la moyenne des dix dernières années. Faut-il y voir un délaissement de la part des collectivités ? Plutôt un phénomène météo qui a engendré d’importants échouages dans les vasières et les petites criques où les engins ne peuvent s’aventurer.

La baisse des volumes ramassés affiche en plus d’importantes disparités locales. Avec 8.000 tonnes d’algues, le Finistère affiche une baisse de 30 % de ses volumes. Les Côtes d’Armor font encore mieux avec 8.700 tonnes collectées, soit une inflexion de 60 % par rapport à la moyenne.