Spectacles d’animaux sauvages : L’assemblée vote aujourd’hui la fin des numéros de fauves et de dauphins

PROTECTION ANIMALE Dans le prolongement de l’annonce du gouvernement faite fin septembre, la majorité des députés devrait voter cette loi contre la maltraitance animale

20 Minutes avec AFP

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Les spectacles de fauves dans les cirques bientôt interdits en France.
Les spectacles de fauves dans les cirques bientôt interdits en France. — Vyacheslav Prokofyev/TASS/Sipa U/SIPA

Une victoire pour les associations de défense des animaux, un coup dur pour les cirques et les parcs aquatiques. Ce jeudi, l’Assemblée nationale devrait soutenir en majorité la proposition de loi de l’ancien LREM Cédric Villani, qui vise à progressivement interdire les spectacles d’animaux sauvages dans les cirques ambulants, ainsi que les numéros de dauphins ou d’orques. Le texte contient également une mesure pour l’interdiction de l’élevage de visons pour leur  fourrure en cinq ans.

Critiqués pour le manque de mesures concrètes adoptées jusqu’ici, les députés de La République en marche se positionnent donc sur le bien-être animal. Une décision qui arrive après la campagne médiatique pour un « référendum pour les animaux », soutenue par près de 800.000 internautes et plus de 140 parlementaires.

Vingt-huit dauphins et quatre orques en France

Pour les delphinariums, des élus de la majorité voudraient interdire la détention d’orques deux ans après la promulgation de la loi et dans sept ans pour les dauphins. Trois établissements détiennent des cétacés en France, soit 28 dauphins et 4 orques, notamment le Marineland d’Antibes dans les Alpes-Maritimes, vent debout contre le texte.

Par amendements, des « marcheurs » entendent compléter la proposition de loi par l’interdiction des spectacles d’ours et de loups en « cinq ans », et la fin des numéros d’animaux sauvages dans les discothèques et les émissions de télévision.

La chasse à courre toujours pas dans le viseur

En revanche, le groupe LREM a enlevé du texte les mesures contre la chasse à courre ou l’élevage intensif. Concernant chasse ou élevage, les députés de la majorité veulent éviter de créer « un nouvel antagonisme entre ruralité et métropoles », explique Aurore Bergé.

Parmi les amendements insolites concernant la chasse, le député LREM Damien Adam a proposé de remplacer les animaux par des « robots-gibier », mais son amendement a été jugé irrecevable.

Huit millions d’euros pour la reconversion

De leur côté, les cirques sont en colère. Plusieurs dizaines de professionnels ont manifesté lundi à Paris près du ministère de la Transition écologique. La ministre Barbara Pompili a promis de mettre « au moins huit millions » d’euros sur la table pour la reconversion en « quelques années » des cirques ambulants et des trois delphinariums du pays. Une enveloppe « ridicule » aux yeux du Marineland d’Antibes.