Toulouse : Et si la ville devenait la capitale européenne de la météo (grâce au Brexit) ?

HORIZON Toulouse saura avant la fin de l’année si elle est choisie pour accueillir le centre européen de prévisions météo et de recherche en climatologie bouté d’Angleterre par le Brexit

Hélène Ménal

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Un ciel ennuagé. Illustration.
Un ciel ennuagé. Illustration. — Anncapictures - PixaBay

Avec la problématique du réchauffement climatique, ce ciel-là est plus dégagé que celui de l’aéronautique. L’Etat français vient de déposer la candidature officielle de Toulouse pour accueillir, à la place de Reading (Royaume-Uni), le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme ( CEPMMT), obligé de s’exiler pour cause de Brexit.

Si l’opération est couronnée de succès, Toulouse, déjà berceau de Météo-France, peut espérer recevoir à demeure « entre 150 et 250 experts » du climat, et leurs familles. Le CEPMMT, « leader mondial en prévision numérique du temps », est une organisation intergouvernementale et indépendante. Il combine un institut de recherche et un service opérationnel pour les données climatiques et la surveillance des phénomènes météorologiques.

Un microclimat favorable

« Pour Toulouse, il s’agit notamment d’accueillir des services de Corpernicus – programme européen d’observation spatiale de la Terre – qui surveillent la qualité de l’air et le changement climatique, alors que le service européen de surveillance des océans, Mercator Océan, est déjà implanté sur le territoire toulousain », précise Toulouse métropole dans un communiqué. Sans compter tout l’écosystème de la filière spatiale.

Le choix final doit intervenir avant la fin de l’année. D’ici là, Toulouse et sa région croisent les doigts pour que les vents leur soient favorables.