Climat : En pleine crise sanitaire, les jeunes se mobilisent a minima pour la planète

«PLANETE EN DANGER» La mobilisation des jeunes pour le climat doit se poursuivre samedi dans d’autres villes

20 Minutes avec AFP

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Une manifestante pour le climat, le 24 mai 2019 à Paris.
Une manifestante pour le climat, le 24 mai 2019 à Paris. — Alain JOCARD / AFP

Grenoble, Rennes, Nantes, Toulouse… A l’occasion de la journée internationale des jeunes pour le climat, plusieurs appels à manifester ont été lancés dans toute la France. Mais en pleine résurgence de l’épidémie de Covid-19, la mobilisation des jeunes Français est restée très modeste.

Le mouvement Fridays for Future de l’adolescente suédoise Greta Thunberg appelait ce vendredi à une nouvelle « grève » mondiale pour le climat, après plusieurs éditions qui avaient mobilisé des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Le mouvement Youth For Climate France a placé cette journée sous le signe de la « justice écologique et sociale » et de la lutte contre les « grands projets inutiles et imposés ».

La mobilisation se poursuit samedi

Par exemple, pour s’opposer à l’élargissement de la rocade de Grenoble et à la construction d’un grand centre commercial, une quarantaine de militants masqués, essentiellement lycéens et étudiants, ont occupé dans le calme le hall d’entrée de la Métropole Grenoble Alpes dont ils ont dénoncé « les agissements irresponsables », a constaté une journaliste de l’AFP.

A Rennes, Nantes ou Toulouse, des marches étaient organisées, alliant revendications locales et plus générales. L’affluence était réduite. « Malgré l’urgence de la crise climatique, les gouvernements ne réagissent toujours pas (…) Actuellement, nous sommes en crise sanitaire mais la crise climatique est aussi bien réelle et elle doit être prise avec le même sérieux que la crise sanitaire », a déclaré Juliette, 18 ans, qui participait au rassemblement de Rennes. Portant des pancartes « Nous avons déjà tué 70 % du vivant » ou « Non assistance à planète en danger », plus de 200 jeunes ont participé à ce défilé, selon une journaliste de l’AFP. Quelques dizaines d’autres se sont rassemblés à Nantes et à Toulouse.

La mobilisation doit se poursuivre samedi dans d’autres villes, avec notamment une action baptisée « Camp climat, implantons la résistance » qui doit passer par l’occupation d’un lieu parisien tenu secret. Youth For Climate France annonce également des actions liées à la sécurité des sites industriels Seveso, au jour anniversaire de l’incendie de Lubrizol à Rouen.