Australie : Cette plante contient un venin incroyablement douloureux, et on sait enfin pourquoi

DANGEREUSE Cette ortie produit une sensation de brûlure puis une douleur croissante, comme quand on se coince une partie du corps dans une portière de voiture

20 Minutes avec agences

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Une illustration de la dendrocnide, une plante toxique provoquant des douleurs insupportables si on la touche.
Une illustration de la dendrocnide, une plante toxique provoquant des douleurs insupportables si on la touche. — MARY EVANS/SIPA

Après les animaux, voilà un nouveau danger mortel en Australie : une plante, qui sécrète un venin semblable à celui des scorpions. En effleurant simplement une de ses feuilles, on peut subir des douleurs insoutenables durant plusieurs semaines.

La dendrocnide, une sorte d’ortie baptisée gympie-gympie en langue indigène, se trouve également dans certaines forêts américaines et européennes. Mais l’espèce australienne produit une toxine bien plus puissante et douloureuse. Et des scientifiques australiens pensent avoir compris pourquoi, indique une étude publiée ce mercredi dans Science Advances.

Des toxines similaires à celles des animaux les plus dangereux

Les victimes racontent avoir ressenti une « sensation de brûlure » puis, progressivement, une douleur proche de celle ressentie quand on se coince une partie du corps « dans une portière de voiture qui a été claquée », ont indiqué ce jeudi les chercheurs. Vers la fin, qui semble interminable, le seul fait de prendre une douche peut raviver la douleur.

Des essais visant à détecter la présence d’agents irritants sur la plante n’avaient jusqu’à présent rien donné. Mais l’équipe de chercheurs a découvert une nouvelle classe de mini-protéines neurotoxiques, qu’ils ont baptisées « gympiétides ». Elles sont similaires aux « toxines des araignées et des escargots de mer coniques […] et ciblent les mêmes récepteurs de la douleur ».

Selon Irina Vetter, chercheuse à l’université du Queensland, l’intense douleur pourrait s’expliquer par le fait que les gympiétides modifient en permanence la composition chimique des neurones affectés, et non par le fait que ses poils restent dans la peau. Les scientifiques espèrent que leurs recherches contribueront à soulager la douleur des personnes piquées.