Pyrénées : Au moins dix oursons nés cette année, des images rares d’accouplement captées

BIODIVERSITE Le réseau Ours Brun a donné des nouvelles de la population d’ours dans les Pyrénées

Nicolas Stival

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Loin des polémiques, les ours font leur vie. Illustration.
Loin des polémiques, les ours font leur vie. Illustration. — Armend Nimani / AFP
  • Au moins cinq portées, avec 10 oursons au total, ont été recensées cette année dans les Pyrénées.
  • Le réseau Ours Brun a aussi capté les images d’un accouplement, en Ariège.

Pour les partisans comme pour les détracteurs de l’ours des Pyrénées, L’Echo des Tanières est une lecture indispensable. Le dernier numéro de cette publication du réseau Ours Brun (géré par l’Office français de la biodiversité, l’OFB) recense les indices de plantigrades relevés à travers la chaîne. Entre janvier et août 2020, il en décompte 871, collectés entre la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques), à l’ouest, et la vallée de l’Oriège ( Ariège), à l’est.

L’Ariège concentre 63 % de ces traces qui, croisées avec celles recensées sur le versant espagnol, ont permis de déterminer au moins cinq portées dans les Pyrénées centrales, soit dix oursons de l’année.

Trente-sept observations visuelles ont été effectuées pendant cette période, entre photos et vidéos. Certaines ont été compilées dans une sorte de « best of » par l’OFB. On y voit notamment mâles, femelles et oursons se frotter avec délice à des arbres, attirés par l’odeur d’un produit spécifique étalé sur l’écorce pour servir de « pièges à poils ». Ces outils sont essentiels, avec les crottes, pour les études génétiques de l’espèce.

Flirt en Ariège

Une autre vidéo, réalisée les 27 et 28 mai à Bonac-Irazein (Ariège), montre (furtivement) un accouplement et surtout la « parade amoureuse » autour de l’acte. Des images rarissimes.

En 2019, 52 ours avaient été repérés en 2019 dans les Pyrénées, en constante hausse depuis l’introduction de plantigrades slovènes à partir de 1996. Cette croissance devrait se confirmer en 2020, malgré la mort de Cachou dans le Val d’Aran (Espagne) début avril, puis d’un autre mâle tué par balle deux mois plus tard à Ustou (Ariège).

Ces deux événements avaient provoqué une grosse montée de tension dans le débat enflammé entre pro et anti-ours.