La France compterait 4,8 millions de « passoires thermiques »

GLA GLA C’est moins que les 7 millions de logements évalués dans une précédente étude

20 Minutes avec AFP

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La fameuse évaluation thermiques des bâtiments, la DPE. (illustration)
La fameuse évaluation thermiques des bâtiments, la DPE. (illustration) — JAUBERT/SIPA

La France compte 4,8 millions de logements très énergivores, aussi qualifiés de « passoires thermiques », selon des chiffres publiés mercredi par le service des données et études statistiques (SDES), moins que les 7 millions dénombrés jusque-là. Sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, près de 17 % du parc serait très énergivore (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de « passoires thermiques »).

Ce chiffre est inférieur à l’estimation qui avait été faite en 2013, qui évaluait la part des passoires thermiques à 31 % du parc, relève le rapport. La différence s’explique notamment par « l’échantillon relativement restreint de l’enquête » de 2013. « Les étiquettes D et E du DPE sont les plus fréquentes (respectivement 34 % et 24 % du parc) », selon le rapport. Les logements très énergivores se comptent principalement parmi les maisons individuelles, les petites surfaces et les bâtiments construits avant 1948.

Plutôt dans les départements ruraux et montagneux

Ils se retrouvent plus dans des départements ruraux et montagneux, comme la Nièvre, la Creuse et le Cantal, et moins sur la façade atlantique et l’arc méditerranéen, où les besoins en chauffage sont moins importants. Le diagnostic de performance énergétique se base notamment sur la consommation énergétique annuelle d’un logement, où le chauffage joue un rôle important.

« Le parc social est sensiblement moins énergivore que le parc privé, ce qui s’explique par une forte prévalence du chauffage collectif au gaz, ainsi que par un effort de rénovation ciblé », relève le rapport. Dans le parc privé, la part des passoires thermiques où vivent des ménages pauvres est plus élevée que celle occupée par des ménages aisés. La France s’est dotée en 2015 d’un objectif très ambitieux : que l’ensemble du parc immobilier soit rénové « en fonction des normes » bâtiment basse consommation.