Zimbabwe : Les 12 éléphants retrouvés morts avaient ingéré une bactérie

MORT NATURELLE A cause de la surpopulation, la végétation favorite des éléphants manque et « ils en viennent à manger n’importe quoi »

20 Minutes avec agences
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Illustration d'un éléphant.
Illustration d'un éléphant. — HOerwin56

Les 12 éléphants retrouvés morts ce week-end près d’une réserve au  Zimbabwe ont succombé à une infection bactériologique. Ce sont les conclusions relayées par les autorités responsables de la faune sauvage ce mardi. Les carcasses avaient été découvertes en fin de semaine dans la forêt de Pandamasuwe, près du parc de Hwange. Les gardes forestiers avaient d’abord craint un empoisonnement des jeunes éléphants, âgés de deux à six ans, par des braconniers. Mais leurs défenses étaient intactes et aucun autre animal, y compris les vautours, n’avait été atteint.

Un problème de surpopulation

Les jeunes éléphants étaient trop petits pour atteindre les feuilles en haut des arbres. Ils ont sans doute ingéré les bactéries en broutant des plantes vénéneuses, a expliqué le porte-parole de l’Autorité en charge des parcs nationaux. Les pachydermes se trouvent « dans une telle surpopulation que leur végétation de prédilection a disparu », a poursuivi le porte-parole. « Ils finissent par manger n’importe quoi. »

Le Zimbabwe compte plus de 84.000 éléphants, pour une capacité écologique estimée entre 45.000 et 50.000 individus. Dans la réserve de Hwange, qui compte 45.000 à 53.000 éléphants, nombre d’entre eux sont ainsi morts de faim et de soif ces dernières années. En 2013, au moins 300 éléphants y étaient aussi morts d’empoisonnement près des points d’eau de la réserve.