Canicule : Près de 10 tonnes de poissons morts dans un lac de la région parisienne

POLLUTION Le niveau de ce lac artificiel a baissé de près de 20 cm et la température de ses eaux a atteint près de 29 degrés lors de la canicule

20 Minutes avec AFP

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Cette mortalité piscicole exceptionnelle est une "première" dans le Val-d'Oise, précise la préfecture
Cette mortalité piscicole exceptionnelle est une "première" dans le Val-d'Oise, précise la préfecture — PELE/SIPA

Triste spectacle. Près de dix tonnes de poissons morts ont été retrouvées dans le lac d’Enghien-les-Bains (Val-d'Oise) après la sécheresse et les fortes chaleurs de ces derniers jours, a-t-on appris ce vendredi. « Deux facteurs se sont cumulés : l’épisode caniculaire et la sécheresse qui a tari les sources alimentant le lac », a expliqué Jean-Pierre Enjalbert, président du SIARE, le syndicat mixte chargé de la gestion des eaux sur le territoire.

« La chaleur et le manque d’arrivée d’eau claire et propre » a entraîné une diminution de l’oxygène dans l’eau du lac qui a provoqué la mort des poissons, ajoute-t-il. « On est sur le point d’avoir ramassé dix tonnes » de poissons morts, poursuit-il. Cette mortalité piscicole exceptionnelle est une « première » dans le Val-d’Oise, précise la préfecture.

Une « catastrophe prévisible » ?

Selon la mairie d’Enghien, le niveau de ce lac artificiel de 40 hectares, d’un mètre de profondeur en moyenne, a baissé de près de 20 cm et la température de ses eaux a atteint près de 29 degrés lors de la canicule. Entamé mercredi matin, le ramassage des poissons était toujours en cours ce vendredi et un système d’oxygénation de l’eau par pompage a été mis en place, avant l’aménagement prochain d’un bassin de filtrage en amont, précise le président du SIARE.

Un système de pompage de ce type était justement réclamé par l’association Paris animaux zoopolis (PAZ) qui regrette une « catastrophe prévisible » avec un « épisode caniculaire annoncé par Météo France » dans un lac connu pour abriter de nombreux poissons comme des carpes, des gardons, des brochets ou encore des anguilles.

L’association s’inquiète désormais du risque d’une « seconde catastrophe » avec des oiseaux potentiellement touchés à leur tour en raison de la mauvaise qualité de l’eau, selon sa présidente Amandine Sanvisens, qui n’avait, pour l’heure, pas eu connaissance d’oiseaux morts.