Environnement : Barbara Pompili lance une charte pour « des plages sans déchets plastiques »

ECOLOGIE La ministre de la Transition écologique se désole d’avoir « encore à faire passer » des messages sur le jet de masque à terre

20 Minutes avec AFP

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Masque chirurgical flottant à la surface de l'eau.
Masque chirurgical flottant à la surface de l'eau. — Xavier Francolon/SIPA

Des masques chirurgicaux flottant le long des littoraux. Une image que veut conjurer Barbara Pompili. En déplacement ce mercredi à Biarritz, la ministre de la Transition écologique a lancé la « charte pour des plages sans déchets plastiques » et invité les villes littorales à y adhérer, se désolant d’avoir « encore à faire passer » des messages sur le jet de masque à terre.

Une dizaine de villes, dont Biarritz, ont déjà adhéré et « vingt autres veulent s’engager », selon Barbara Pompili, en faveur de la charte qui liste 15 gestes concrets en matière de prévention, dont sensibilisation et nettoyage.

La ministre compte sur des relais locaux

Présentée en 2019 par Brune Poirson, alors secrétaire d’Etat à la Transition écologique, la charte est « expérimentée » depuis et entend contribuer à atteindre l’objectif fixé par le Plan biodiversité de « zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025 ».

Barbara Pompili a insisté sur le rôle du local, associations et collectivités, pour ces objectifs. « On peut faire les plus belles lois du monde, si ça n’est pas repris en local on n’y arrivera pas », a-t-elle déclaré, appelant « tous les élus du littoral » à signer la charte, « un projet assez facile, une entrée dans l’écologie » selon elle.

« Eviter de jeter son masque par terre »

Evoquant par ailleurs la recrudescence de déchets plastiques liée à la crise du Covid-19, la ministre a rappelé que « tout le monde peut être éco-citoyen en évitant de jeter son masque par terre », tout en se disant « désolée d’avoir encore à faire passer ce genre de message ».

La Sepanso (Société pour l’étude et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) influente association environnementale de la région, a, à l’occasion de la visite gouvernementale, tiré la sonnette d’alarme sur « l’utra-poubellisation des plages du littoral lors de rassemblements nocturnes sauvages » avec bières, bouteilles souvent cassées, mégots, cartons, gobelets, dans le département voisin des Landes.

Dénonçant une réponse ministérielle « pas à la hauteur », la Sepanso estime dans un communiqué qu’afin d’éviter ce « désastre écologique quotidien », « l’heure n’est pas à lancer une charte, mais à mettre en place un plan d’action urgent pour faire respecter les lois et réglementations en vigueur ».