Environnement: La pollution aux particules fines a réduit de deux ans l’espérance de vie

SANTE En Inde, au Bangladesh, au Népal et au Pakistan il est aussi dangereux de respirer l’air des villes que de fumer

X.M.

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La pollution trouble le panorama des gratte-ciels de Chicago, le 9 juillet 2020.
La pollution trouble le panorama des gratte-ciels de Chicago, le 9 juillet 2020. — Chicago Tribune/TNS/Sipa USA/SIP

Sans surprise, une étude de l’Institut de politique énergétique de l’université de Chicago vient mettre en évidence l’effet néfaste de la mauvaise qualité de l’air sur la santé. Relayés par France Inter, les chiffres, publiés ce mercredi, montrent que la pollution aux particules a réduit de près de deux ans l’espérance de vie dans le monde en vingt ans. « La pollution de l’air était le plus grand risque pour la vie humaine » avant le Covid-19 et elle continuera de l’être après, selon les chercheurs.

Réduction de 5 ans en Asie du Sud

Surtout ces chiffres ne sont qu’une moyenne et les pays ne sont pas tous logés à la même enseigne. Les plus touchés se trouvent principalement en Asie du Sud : l’Inde, le Bangladesh, le Népal et le Pakistan. Dans cette partie du monde où vit 44 % de la population mondiale, l’espérance de vie s’y est même réduite de 5 ans. L’air y est tellement pollué, au regard des seuils fixés par l’Organisation mondiale de la Santé, qu’il y est aussi dangereux de se promener en extérieur que de fumer. Les routes congestionnées des grandes métropoles comme New Dehli et l’utilisation massive du charbon sont les principales causes de ces mauvais chiffres.

Seul constat positif fait par l’université de Chicago : les données venues de la Chine. Alors que le pays est en développement constant et rapide depuis vingt ans, les autorités ont pris depuis 2013 les mesures nécessaires pour réduire les émissions de particules fines. « En l’espace de cinq ans » le pays a réduit la pollution de 40 %. Si cette tendance se confirme, les habitants auront gagné en moyenne deux ans d’espérance de vie.