Aéroport de Roissy : Le projet d'extension doit être « revu en profondeur », demande Jean-Baptiste Djebbari

TRANSPORT La crise du Covid-19 et la baisse du trafic aérien attendu remet en question le méga-projet d’extension du terminal 4 de Roissy-Charles de Gaulle. Le ministre des transports invite en tout cas à revoir la copie 

20 Minutes avec AFP

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Le ministre délégué aux Transports enterre l'extension de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle — 20 Minutes

Le méga-projet d'extension du terminal 4 de Roissy-Charles de Gaulle, doté d'une capacité de 40 millions de passagers, «doit être revu en profondeur» du fait de la crise liée au Covid-19, a estimé mardi le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari sur Europe 1.

Aéorports de Paris (ADP), le gestionnaire des aéroports parisiens, a annoncé un retour du trafic au niveau d'avant-crise seulement entre 2024 et 2027, en raison du choc brutal de la crise du coronavirus.

Un projet d’extension qui ne se justifie plus ?

«Revu en profondeur, cela veut dire que le projet qui prévoyait l'accueil à horizon 2030 de 40 millions de passagers en plus, probablement aujourd'hui ne se justifie plus tel qu'il était prévu», a précisé Jean-Baptiste Djebbari. «Par contre, il y aura besoin d'aménagements, il y aura besoin d'accueillir de nouveaux types de trafics, il y aura besoin de continuer à pouvoir construire sobrement en fonction des besoins de ceux de la plateforme», a poursuivi le ministre.

«Nous sommes en train d'investir massivement dans l'avion à hydrogène, nous devons nous doter de capacités aéroportuaires pour accueillir l'avion à hydrogène», a-t-il également dit.

Un projet critique sur le plan environnemental

Pour ADP, l'objectif du futur terminal est de permettre d'absorber la fréquentation de Roissy, deuxième aéroport d'Europe derrière Heathrow. Mais ce projet, au coût estimé entre 7 et 9 milliards d'euros, est critiqué sur le plan environnemental.

Dans un avis rendu début juillet, l'Autorité environnementale (AE) constatait que «l'équation à résoudre» entre l'augmentation des vols, de la circulation routière et le respect des objectifs internationaux de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre «n'est pas décrite ni posée de manière complète».