Confinement : Faute de campagnes de stérilisation au printemps, la SPA confrontée à un afflux de chatons abandonnés

ANIMAUX La SPA fait face à de nombreux abandons de chatons, parfois à peine sevrés, dans ses 62 refuges

C.P.

— 

Illustration d'un chaton  nourri au biberon.
Illustration d'un chaton nourri au biberon. — CATERS/SIPA

Alerte rouge dans les refuges de la SPA. A la vague d' abandons estivaux habituelle, vient s’ajouter cette année une arrivée massive de bébés chats abandonnés. « Il y en a toujours beaucoup en juillet mais cet été, tous nos chef/fes de refuge constatent qu’il y en a encore plus. Ils sont parfois à peine sevrés et très fragiles. Il faut alors les confier à des familles d’accueil qui les nourrissent au biberon toutes les deux heures, c’est un travail à temps plein » confie Jacques-Charles Fombonne, président bénévole de la SPA.

En cause : l’impossibilité d’appliquer pendant la crise sanitaire les campagnes traditionnelles de stérilisation, qui ont été annulées pour cause de confinement. « Ni les associations, ni les maires, ni les vétérinaires n’ont pu sortir pour les faire en mars et avril », explique le président de la SPA.

« Les vétérinaires pouvaient recevoir mais dans des créneaux plus restrictifs », expliquait pour sa part ce lundi à RTL la responsable d’un refuge de Loire-Atlantique, qui a constaté qu’avec le beau temps les femelles se sont également reproduites plus tôt.

Déjà 8.700 abandons

Résultat les 62 refuges du réseau de la SPA sont actuellement au bord de la saturation : « nous avons accueilli, depuis la fin du confinement, 8.700 animaux abandonnés toutes espèces confondues, notre capacité est presque atteinte », alerte le président de la SPA.

Seule lueur d’espoir au tableau, le nombre global d’animaux abandonnés est un peu moins élevé que l’an dernier à la même date, où 9.600 animaux avait été recueillis sur les trois mois de mai, juin et juillet. « L’optimisme me fait dire que nos campagnes de sensibilisation sur l’abandon commencent à porter mais ma lucidité me porte à croire que cette baisse tient davantage au fait que les gens partent plus tard ou moins en vacances cette année à cause du coronavirus, notamment à l’étranger », conclut Jacques-Charles Fombonne. Avant de rappeler deux impératifs pour lutter contre le fléau des abandons : faire stériliser son animal et bien peser sa décision avant de l’adopter.