Loire-Atlantique : L'Océarium du Croisic va relâcher 30 petits requins dans l'océan

POISSONS Ces roussettes vont quitter, ce jeudi, les bassins dans lesquels elles sont nées

Julie Urbach

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Des roussettes de l'océarium du Croisic
Des roussettes de l'océarium du Croisic — Océarium du Croisic
  • Les animaux sont en général transférés vers d’autres bassins, dans le cadre d’échanges Français ou européens.
  • Mais les pontes de roussettes ont été très nombreuses en 2019 à l'océarium, qui a décidé d'en relâcher 30.

Libérées, délivrées… C’est le grand jour pour une trentaine de roussettes de l’Océarium du Croisic. Ce jeudi après-midi, ces petits requins tachetés vont quitter le tunnel de l’aquarium de Loire-Atlantique où ils sont nés pour découvrir l’immensité de l’océan. « Une action exceptionnelle dans l’univers des aquariums », indique l’Océarium. Car en temps normal, à l’instar des parcs zoologiques, les animaux sont transférés vers d’autres bassins, dans le cadre d’échanges français ou européens…

Sauf que cette année, il y en a eu trop. « Les pontes de roussettes ont été très nombreuses en 2019 (plus de 60 individus) et des échanges ont déjà été réalisés. Il a donc été décidé de relâcher une trentaine de spécimens sur une plage de l’Atlantique ». L’Océarium explique cette fécondité particulièrement élevée par les « progrès constants » faits en matière de conditions de vie.

Les raies et les homards aussi

Le lâcher de ces poissons inoffensifs, qui mesurent actuellement une dizaine de centimètres, aura lieu à 14h30 en présence d’une vingtaine d’enfants. Ensuite, il ne faudra pas trop se faire de souci pour ces roussettes, qui sont déjà très nombreuses à fréquenter nos côtes. « Ce sont des espèces communes, confirme Céline Tessier, adjointe de direction. Nous avons choisi un point de côte sauvage où il y a des rochers, qui permettent aux animaux de se dissimuler. Il faudra juste veiller à ce qu’ils s’habituent à la température de l’eau. »

En 2018, le phénomène s’était déjà produit chez les raies brunettes. Là encore, une trentaine de ces petites raies avaient été relâchées par les soigneurs. « Même si les aquariums permettent d’améliorer nos connaissances sur les espèces, on est toujours ravis de voir des poissons rejoindre l’océan, continue Céline Teyssier. Une trentaine de roussettes, ce n’est qu’un geste, mais c’est un moyen de sensibiliser au respect des océans, de rappeler que des poissons y vivent, et qu’il faut arrêter avec le plastique et la pollution. » Plus régulièrement, ce sont aussi des petits homards, âgés entre 3 et 15 mois, qui retrouvent l’océan.