Vent, sécheresse et fortes températures, le combo pour un été à haut risque en matière de feux de forêt

INCENDIE Déjà 4.000 hectares de forêt sont déjà partis en fumée cette année

20 Minutes avec AFP

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Intervention de pompiers sur un incendie de forêt. (Illustration).
Intervention de pompiers sur un incendie de forêt. (Illustration). — LILIAN AUFFRET/SIPA

Près de 4.000 hectares de forêt sont déjà partis en fumée cette année. Et si l’on en croit les prévisions de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF), qui chapeaute les quelque 250.000 pompiers de France, ce n’est qu’un début.

L’an dernier 15.000 hectares avaient brûlé, contre 5.124 en 2018. Mais l’été 2020 s’annonce pour les hommes du feu comme celui de « tous les dangers ». La sécheresse n’est pas le seul facteur. « On commence à avoir de fortes températures et des vents forts réguliers », a expliqué Grégory Allione, président de la FNSPF.

Un combo malheureusement parfait pour des incendies puissent se déclarer un peu partout dans tout le pays. Car désormais, le sud n’est plus le seul concerné par ce fléau. Depuis deux ans, les plus gros feux de forêts et cultures ont également le centre, le nord, l’est ou l’ouest.

« Ce qui nous apparaissait comme anormal ces dernières années devient régulier, d’où la nécessité d’une vigilance renforcée », a estimé Grégory Allione, précisant qu’il était plus difficile d’envoyer des renforts d’une région à l’autre lorsqu’elles sont toutes touchées.

90 % d’origine humaine

Alors qu’elle lance sa campagne, la fédération appelle la population à contribuer à prévenir les incendies, en rappelant que plus de 90 % « sont d’origine humaine » et que « deux tiers des départs de feu sont liés à un accident ».

Cette année, l’épidémie de Covid-19 ne va pas simplifier la tâche des pompiers, avec possiblement davantage de touristes français en France, et des équipages de secours forcés de s’adapter aux gestes barrière en intervention, souligne par ailleurs la fédération.