Ours abattu en Ariège : « Des chasseurs reçoivent des menaces de mort », alerte leur président

TENSIONS Le président de la fédération des chasseurs de l’Ariège affirme que certains de ces adhérents ont reçu des menaces de mort. Un phénomène qui s’est accentué depuis qu’un ours a été abattu à Ustou, le 9 juin

Nicolas Stival

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Des chasseurs dans la nature. Illustration.
Des chasseurs dans la nature. Illustration. — Mourad Allili / Sipa

Il n’a pas participé à la conférence de presse des représentants d’agriculteurs et d’éleveurs ce jeudi matin à Toulouse. Mais Jean-Luc Fernandez est venu en appui de ces professionnels qui avaient décidé de boycotter la réunion du groupe « pastoralisme et ours » à la préfecture de région, à quelques mètres de là.

Devant la cathédrale Saint-Etienne, le président de la fédération des chasseurs de l’Ariège a témoigné de la situation de plus en plus tendue dans son département entre opposants et partisans du plantigrade. « 14 plaintes ont déjà été déposées depuis le début de l’année », explique-t-il.

Jean-Luc Fernandez, le président des chasseurs de l'Ariège, le 2 juillet 2020 à Toulouse.
Jean-Luc Fernandez, le président des chasseurs de l'Ariège, le 2 juillet 2020 à Toulouse. - Nicolas Stival / 20 Minutes

Ces démarches peuvent concerner des palombières ou des postes de tirs détruits, des agressions verbales, mais pas seulement. « Des chasseurs en Ariège reçoivent des menaces de mort » lance Jean-Luc Fernandez, qui a constaté une hausse de ces actes, notamment sur les réseaux sociaux, depuis qu’un ours a été retrouvé tué par balles à Ustou, le 9 juin.

La chasse, « un acquis de la Révolution »

S’il « condamne cet acte », le responsable cynégétique indique aussi que « la chasse était fermée » et qu’« aucun chasseur n’était présent sur les lieux ce jour-là ». « La chasse est un acquis de la Révolution », poursuit-il.

Samedi, une « grande journée pyrénéenne pour les libertés » est prévue à l’étang de Lers à l’initiative d’Ariège Ruralité, regroupement de plusieurs collectifs dont la fédération départementale de chasse. Pendant ce temps, des militants favorables à l’ours se regrouperont à Toulouse. L’apaisement attendra.