Nantes : La mairie veut cultiver 25 tonnes de légumes en ville pour les offrir aux plus précaires

CRISE Une cinquantaine de potagers ont été aménagés en quelques jours par les agents du service des espaces verts

Julie Urbach

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Un potager solidaire dans les douves du château des ducs à Nantes
Un potager solidaire dans les douves du château des ducs à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le projet « Paysages nourriciers », lancé par la mairie de Nantes, a germé pendant l’épidémie de coronavirus.
  • Objectif : aménager des potagers en ville et distribuer les récoltes aux habitants les plus précaires.

Impossible de les rater. Depuis quelques jours, des dizaines de plants de courgettes ont fait leur apparition dans les douves du château, à Nantes. A environ un kilomètre de là, c’est un autre potager du même style, bien protégé par du paillage, qui s’est installé le long du mail Pablo-Picasso. Mais que font, en pleine ville, toutes ces futures tomates, betteraves ou petits choux qui apparaîtront d’ici à quelques semaines ?

Depuis début juin, des dizaines de parcelles de ce type, appelées « Paysages nourriciers », ont été aménagées par les agents du service des espaces verts de la mairie aux quatre coins de la ville. Objectif, y faire pousser les légumes qui seront ensuite offerts aux habitants les plus précaires. Une idée qui a germé pendant la crise du Covid. « A Nantes comme ailleurs, de nombreuses familles ont dû faire appel à l’aide alimentaire en urgence pour répondre à un besoin essentiel : se nourrir », explique-t-on à la mairie. Problème : les producteurs devant répondre à une forte demande, l’accès aux fruits et légumes de saison a été encore plus difficile pour les associations d’aide alimentaire, qui ont tiré la sonnette d'alarme.

Un millier de familles pourraient en bénéficier

Avec ces potagers, la mairie espère faire pousser quelque 25 tonnes de légumes d’ici à l’automne. Les récoltes, qui seront assurées par les 250 jardiniers et des bénévoles associatifs, sont programmées entre juillet (pour les légumes d’été) et octobre. Selon la ville, qui consacre à ce projet une enveloppe de 30.000 euros (soit moins de 2 euros/kg), un millier de foyers pourraient être concernés.

Sélectionnés et contactés par le CCAS, ils pourront retirer gratuitement leur marchandise via des associations telles que le Secours populaire ou les Restos du coeur. Pour les semences, cageots ou compost, la ville indique avoir fait appel à des fournisseurs locaux.