La suppression des vols intérieurs courts en France concernera toutes les compagnies, pas seulement Air France

ENVIRONNEMENT La disparition de ces vols très courts fait partie des conditions environnementales imposées à Air France par l’Etat pour son sauvetage

Lucie Bras

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Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat aux Transports, le 10 mai 2020 à Paris.
Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat aux Transports, le 10 mai 2020 à Paris. — THOMAS SAMSON-POOL/SIPA

Les lignes aériennes qui ont un équivalent en train en moins de 2h30 sont amenées à disparaître. Et Air France ne sera pas la seule compagnie aérienne touchée, a assuré ce lundi le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari sur RTL.

« Nous allons demander dans le cadre du plan de sauvetage d’Air France des conditions environnementales. Parmi ces conditions, c’est effectivement qu’Air France se retire des lignes, notamment vers Orly, pour lesquelles existe une alternative ferroviaire à moins de deux heures et demie », a rappelé Jean-Baptiste Djebbari. Mais « il n’est évidemment pas envisageable que des opérateurs quels qu’ils soient, notamment low cost, viennent s’y insérer. Donc nous prendrons un arrêté pour des raisons environnementales, compatible évidemment avec le droit européen, de manière à ce qu’il n’y ait pas, effectivement, ces effets de distorsion de concurrence », a-t-il ajouté.

Des discussions à venir

« Les lignes seront supprimées en concertation avec les régions », a précisé le secrétaire d’Etat, évoquant des discussions qui doivent s’engager « au retour de l’été ». Interrogé sur les rumeurs évoquant 8.000 à 10.000 suppressions d’emplois au sein de la compagnie Air France, dans le cadre d’un plan d’économies, Jean-Baptiste Djebbari a indiqué qu’il ne pouvait pas confirmer ces chiffres.

« Ce que je constate, c’est que si l’Etat n’avait pas prêté à Air France 7 milliards d’euros, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seraient aujourd’hui en danger », a-t-il déclaré. « Personne (…) ne sait dire quel sera l’état du transport aérien dans six mois, dans un an, dans 18 mois », a souligné Jean-Baptiste Djebbari. « La chose la plus rationnelle à faire, c’est ce que nous avons fait : c’était de sauver Air France-KLM, c’est de regarder en transparence et en lucidité ce qui va advenir du transport aérien et qu’Air France s’ajuste », a-t-il affirmé.