Ours abattu dans l’Ariège : Des militants anti-ours lancent une collecte « contre la chasse à l’homme »

DU BERGER AUX PRO-OURS Alors qu’une association de défense des animaux a lancé une cagnotte pour toute information sur l’auteur du coup de feu mortel, l’Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées lui répond à sa manière

Béatrice Colin

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Lors d'une manifestation contre les ours en Béarn (archives).
Lors d'une manifestation contre les ours en Béarn (archives). — Fernand Fourcade/SIPA

La mort d’un ours, abattu en Ariège en début de mois, a ravivé les tensions entre partisans et opposants au plantigrade. Samedi, dans le calme, une petite centaine de militants ont manifesté à Foix pour réitirer leur soutien à la présence de l’animal sauvage sur le massif.

La mobilisation fait suite au lancement d'une récompense de 30.000 euros de l’ONG Sea Shepherd pour toute information permettant de faire avancer les investigations de la gendarmerie pour retrouver l’auteur du tir mortel.

Un « appel à la délation » qui passe mal. Aussi bien auprès de la présidente du Conseil départemental qui a pris position contre, que du côté des éleveurs. Ces derniers ont décidé de répliquer. La réponse du berger à l’association passe aussi par une collecte, mais cette fois « contre la chasse à l’homme dans les Pyrénées ».

« L’association multimillionnaire Sea Shepherd, dont le président en exil en France fuit la justice internationale, vient faire sa publicité dans les Pyrénées. Elle a lancé une chasse à l’homme avec prime à la délation de 35.000 € à celui qui dénoncera le tireur présumé de l’ours abattu par balles dans la montagne en juin 2020 », explique l'Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (Aspap), fer de lance de la lutte contre la réintroduction du plantigrade.

« Vindicte judiciaire environnementaliste »

« Cette histoire d’ours va trop loin. Cette réintroduction est un poison pour les Pyrénées. Non, vous n’obtiendrez rien des Ariégeois, ni des Pyrénéens ! Au contraire, vos procédés dignes de la guerre de 39-40 cimenteront encore l’indivisible solidarité des montagnards », plaident-ils sur helloasso pour « donner les moyens à l’Aspap de défendre ceux et celles qui seraient victimes de la vindicte judiciaire environnementaliste ».