Convention citoyenne pour le climat : Emmanuel Macron apportera une première réponse aux propositions le 29 juin

ENVIRONNEMENT Les 150 Français tirés au sort de la Convention citoyenne pour le climat ont formulé des mesures pour réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron recevra les 150 Français tirés au sort pour la convention citoyenne sur le climat et envisage un référendum.
Emmanuel Macron recevra les 150 Français tirés au sort pour la convention citoyenne sur le climat et envisage un référendum. — Eliot Blondet/AP/SIPA

Après le temps des propositions vient le temps des réponses. Emmanuel Macron recevra les 150 membres de la Convention citoyenne sur le climat lundi 29 juin à l’Elysée « afin d’apporter une première réponse à leurs propositions », alors que certaines voix dans la majorité se disent favorables à un référendum.

Vendredi matin, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a ainsi estimé sur France Info qu'« un référendum est envisageable si les citoyens le demandent ». « A titre personnel, je pense que ce serait très bien un référendum sur des enjeux écologiques », a-t-elle ajouté.

Bientôt un référendum ?

Cette hypothèse avait été évoquée par Emmanuel Macron lui-même dès le 10 janvier, lorsqu’il avait débattu avec les membres de la Convention. Il l’a de nouveau envisagée lors d’une rencontre avec des éditorialistes cette semaine. Elisabeth Borne viendra recueillir dimanche les propositions des membres de la convention, qui doivent être adoptées dimanche par vote lors de leur dernière session

Et le chef de l’Etat devrait finalement en dire plus sur le sort qu’il réservera aux propositions des « 150 » en les recevant au lendemain du second tour des municipales, qui s'annonce compliqué pour sa majorité et pourrait voir une forte hausse du vote écologiste. La Convention pourrait proposer la restriction des écrans publicitaires pour les SUV, de lourdes taxes sur l’alimentation ultra-transformée, l’interdiction des semences OGM et des terrasses chauffées, la limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h, la baisse du temps de travail à 28 heures hebdomadaires et l’obligation de rénovation thermique des bâtiments.

Mais sur quel modèle ?

L’eurodéputé LREM Pascal Canfin a réclamé vendredi un référendum à questions multiples avant la fin de l’année sur certaines de ces propositions. « Il faut donner les clés aux Français pour pouvoir décider de mesures que ni la droite ni la gauche n’ont prises jusqu’à présent », a fait valoir l’ancien ministre de François Hollande dans un entretien au Parisien.

L’ex-directeur général de l’ONG WWF a suggéré que le référendum soit constitué « de trois à cinq questions, afin de rester compréhensible par tous les Français et ne pas devenir un instrument de récupération politique et partisane, c’est-à-dire une sorte de plébiscite pour ou contre Macron ».

L'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal considère, elle, qu’un référendum « dans ce domaine n’a aucun sens », exhortant à une « action rapide ». « Ce n’est pas prévu dans la Constitution, ce serait de la manipulation politique » de la part de l’exécutif, a-t-elle estimé sur CNews.

Un « nouveau chemin »

Lors de sa dernière allocution dimanche, Emmanuel Macron a évoqué un « nouveau chemin » autour de l’écologie, de la souveraineté économique, de l’unité de la République et de la déconcentration.

Estimant qu’il fallait « créer les emplois de demain par la reconstruction écologique qui réconcilie production et climat », il a plaidé pour « un plan de modernisation du pays autour de la rénovation thermique de nos bâtiments, des transports moins polluants, du soutien aux industries vertes ».